POLITIQUE / La différence entre extrême gauche et ultra gauche

  • Anthony Le Cazals

La différence entre extrême gauche et ultra gauche t(i)endrait en ceci que la première met l'accent sur la propriété privée (par la nationalisation des moyens de production, ce que soutient toujours le discours trotskyste), quand la seconde est pour l'abolition de l"Etat, du salariat et de l'argent mais ne considère par la propriété privé comme importante puisque le capital repose sur la captation surtravail et sa transformation en survaleur (plue-value qui permet la capitalisation comme deuxième dimension presque cachée de la monnaie). Les deux tendent à une abolition de la marchandise, à son amoindrissement, mais l'extrême gauche elle maintient le marché. On peut penser à Bensaïd citant Friedmann : "La question crucial n'est pas de savoir si on fera jouer le marché ou pas. Toutes les sociétés - communistes, socialistes, capitalistes - se servent du marché. La question cruciale est celle de la propriété privée." (Friedmann, Le Monde, 20 juillet 1999). Et Bensaïd de conclure : " A bon entendeur..." (Bensaïd, les Dépozssédés, Karl Marx, les voleurs de bois et le droit des pauvres, 2007, p. 83).

La maximalisme radical qui se veut anti-politique et anti-économique (en la personne de Francis Cousin) ne fait pas une critique des illusions et des leurres mais de la représentation entendue comme spectacle ou comme séparation selon les termes employés par Guy Debord. Mais cette critique est entendue aussi à l'extrême gauche quand Marx évoque le personnage insignifiant et simple de Napoléon III (ce que reprend Bensaïd dans Marx mode d'emploi).

La différence est tout autre selon moi, elle se situe entre l'introduction de la méfiance et celle de la confiance. La première crée des communauté quand la seconde fait société tout en introduisant le changement révolutionnaire. Cela vaut depuis Blanchot où l'on perçoit que la classe révolutionnaire n'est pas le prolétariat mais bien la bourgeoisie en tension avec les "sans-culottes" (le désignant pour les pantalonnés dit tout). Marx dit l'inverse dans le Capital mais Blanchot lui faire dire l'inverse, peut-être en s'appuyant sur sa correspondance lors de la suppression de la 1ere internationale pour éviter les rancœurs ou sur la Critique du programme de Gotha (plan d('action transformé en programme sous la pression des Lassalliens, qui sont les seuls écrits postérieurs. L'extrême gauche est là pour redonner confiance à travers des forums (Bensaïd, Lordon, nouvellement Todd) quand l'ultra gauche est là pour introduire la méfiance radicale (Coupat, Badiou, anciennement Cousin).

Reste qu'il existe une troisième voix basée sur l'éducation et l'endurance à long terme où l'on peut ranger Benjamin Bayart, Bernard Friot, Michel Blanchot, certaines recherches d'Yves Sintomer qui continuent l'oeuvre de Cornélius Castoriadis et tant d'autres. C'est ce que j'ai nommée la voie de l'autonomie, qui n'a rien à voir avec une individualisme à la Michel Serres qui posant le gaucher boiteux et le gaucher pensant admet qu'il n'invente rien puisque penser c'est inventer. L'autonomie est ce qui à la fin de la crise du capitalisme (au delà des manipulation monétaires et terroristes) mettra pour un court laps de temps en avant la cotisation sociale, la mise en place de serveurs informatique pour chacun, mise en place du tirage au sort pour le commun et de l'élection des experts (mettant à distance les financiers de la vie politique). Si la guerre civile comme l'ont été les deux guerres mondiales (Sartre et Junger) veut être éviter, il faudra trouver des formes d'ostracisme alors même que les états auront disparus au profit des continents et des communes/métropoles. Ce qui se forme actuellement c'est l'accumulation de ca^pital qui permettra cela comme pour toute période d'accumulation morale qui précède une forte dépense d'énergie. La terrianité (et non plus l'humanité morte dans les camps plus qu'à Hiroshima) n'aura plus le même visage étant donné qu'un certains nombre de gauchers, d'autistes, d'Asperger auront fait leur oeuvre de transformation radicale qui sera toujours critiquée bien que collective par les tenants de la critique maximaliste (Gustave Lefrançais, Guy Debord, Francis Cousin le réactionnaire de la famille souche). Ce n'est sera ni l'affaire de la négativité ni celle de la positivité mais celle de la neutralité selon la révolution inaperçue opérée par Blanchot et la révolution quantique dont on perçoit les fruits aujourd'hui sous la forme de claviers et d'écrans qui permettent l'écrit, le dit, le code et non pas le langage, le signifiant, la représentation des idées. L'importance n'est pas la vérité. La première est neutre quand la seconde est négative.

Permettre la rencontre, c'est-à-dire la diversité des parcours et des chemins, laissez les autres conclure,. c'est cela la confiance

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