HISTOIRE / Récentisme et amillénarisme

Les Terreurs ou Peurs de l'an mille sont un mythe de la Renaissance du XVIe siècle, façonné sur la base d'une chronologie de Sigebert de Gembloux (XIIe siècle). En 1602, le cardinal Baronius ouvre le XIe volume de ses Annales ecclésiastiques ainsi : « Le nouveau siècle commence. Débute la première année après le millenium. On devait arriver selon les affirmations vaines à la fin du monde… Ces affirmations furent professées en Gaule et premièrement prêchées à Paris et de là accréditées par beaucoup ; acceptées par les hommes simples avec peur, par les doctes comme improbables. » Le mythe est repris par les historiens de l'époque romantique au XIXe siècle, dont Jules Michelet dans le premier chapitre de son livre IV de l'Histoire de France. Il s'agissait d'expliquer que les chrétiens occidentaux étaient terrifiés par le passage de l'an mille à la suite duquel Satan pourrait surgir de l'abîme et provoquer la fin du monde.

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