BIOLOGIE / La simplexité d'Alain Berthoz ou d'un dualisme qui ne dit pas son nom.

BIOLOGIE / La simplexité d'Alain Berthoz ou d'un dualisme qui ne dit pas son nom.

Avant de nous attaquer à la chrétienté bien éduquée de Gilbert Simondon, revenons sur une résurgence actuelle du dualisme : Alain Berthoz tend à perpétuer les intuitions phénoménologique et idéalistes de Husserl et de Merleau-Ponty en déclarant qu' "Eux avaient eu l'intuition d'une conscience qui toujours se projette, mimétise son prochain et porte en elle la chair du monde(comme autant de thématiques chretienne, d'instinct longument éduqués par le langage dit de l'expérience, c'est-à-dire la disciplinarisation par la représentation qui découle de l'inconvenance du langage).


La conscience n'est rien d'autre que l'esprit sain advenu dans l'individu qui, dès lors, auto-aveuglé croit en sa supériorité, sous les traits du libre-arbitre qui dès lors cherche son salut et sa rédemption d'homme nouveau par le jeu de l'égotisation et de l'intériorisation de la morale du peu. La conscience s'est déclarée philosophiquement avec Plotin, comme l'accompagnement de la descente des idées dans le corps, ce que Mehdi Belhaj-Kacem résumerait comme le long apprentissage de 2500 ans par l'esclave pour assimiler le discours du maître, c'est-à-dire ingéré les idées, et que de nos jours on nomme émancipation. Une billevesée en fait puisque comme le remarque l'ancien président du Conseil Constitutionnel, les gens ne crois plus aux idées, c'est cette distance à l'émancipation  et à la revendication du pauvre qui fait que Deleuze est tant détesté au sein du département de philosophie de Paris 8, n'étant pas deleuziens, nous nous exprimons d'un troisième bord, que beaucoup on du mal à cerner mais disons que Kenneth White, Cioran, Blanchot, Bruno Latour, quand il parle de complexité (1) en ont donné de multiples aspects, On se trouve loin du dernier homme Onfray/Houellebecq ou du sophiste Badiou.

 

Recentrons nous sur Alain Berthoz qui pose une conscience qui ne peut qu'être chrétienne. Lui-même pose la question du double : "il est vraisemblable que ce second "nous-mêmes" créé par la coordination de nos modèles internes explique des phénomènes, connus des neurologues, de dédoublement de soi, des membres fant^mes ou des hallucinations de sorties de corps que nous parvenons à produire par stimulation électrique chez un patient épileptique. Comme ces alpinistes arrivant en haut de l'Everest en état d'anoxie et qui se voient en avant d'eux-mêmes déjà toucher le sommet. Ce double qui anticipe et nous projette en avant est déjà un grand motif de la littérature, de Gilgamesh à Dostoïevski [...] Ainsi lorqu'on cherche à compenser des déficit neurologiques ou même psychiatrique, il ne faut pas seulement travailler sur le corps physique : c'est au niveau de ce double [qui rappelons-le est avant tout un modèle pour Berthoz] que doit  porter la rééducation." (Entretien dans philosophie magazine de'Avil 2016)

Le projet ontologique de Gilbert Simondon est de penser l’individu à travers l’individuation dans tous les domaines de réalité : physique, biologique, et psycho-social ou « transindividuel ». Il s’agit précisément pour lui de renverser le privilège ontologique accordé par la métaphysique à l’être sur le devenir, (or il n'y a pas plus d'être que d'innocence du devenir sauf à vouloir reproduire une scène philosophique et à en faire une tribunal de la conscience, avec à la clé mauvaise conscience et ressentiment.


Nous nous sommes permis de metter en gras les mots qui clochent, qui trébuchent en ce qu'il non pas de pendant réel., en ce qu'il faut procéder par contre-intuition et soupçon.

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(1) et non d'un prétendu réchauffement climatique d'origine humaine, ne tenant pas compte de l'activité solaire et de son influence sur la formation des nuages entre autres. Nous somme s bien des modernes, mais pas des humanistes en ce que les derniers humanistes furent les nazis (En déplaise à Albert Jacquard ou Maurice Blanchot qui s'en réclamait, sous l'aspect de la confiance).

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