STEPHANE ZAGDANSKI / Toi qui te maintiens debout dans la question.

Cher Stéphane Zagdanski


Toi qui te maintiens debout dans la question.


Comme vous le faîtes remarquer, il y a d'abord l'amour du Texte puis de là, si le Texte contient l'insistance de Dieu et du Langage, delà donc, découle l'amour pour Dieu. Je dois donc vos dire que je suis, pour satisfaire la bêtise, anti-sémite, cette virgule étant facultative. En fait je ne suis ni anti-sémite ni sémite simplement plus-que-juif en bon lecteur du Texte qui m'a été transmis par le dernier des juif et dont Pierre Klein est l'unique continuateur. Tel un valet de Molière à votre service je vous tends le bâton pour me faire battre. La bastonnade vaut mieux deque l'empoignade. Le présentations étant faites commençons. Passé ces politesses, nous pourrons poursuivre, car souvent c'est le juif revenu au christianisme qui fait l'anti-sémite, parce que cela crée un cocktail encore plus embourbé. mais cette situation, quoique temporaire, est d'une richesse et d'un déploiement sans fin, tel d'ancien sabbatéen qui posterai des vidéos de leur caca, tout en affirmant que le Bien naît du Mal, pensons au prophète Missor. Etrangement je suis étranger aux dsccours des deux frangins de la frange nihiliste mêem si vos remarques sur Nabe ou de Gaulle sont d'une drôlerie sans fin. J'attire juste votree attention sur ce point votre atraction pour les auteurs nihilistes Céline, Heidegger, Debord.


J'aime le juif* pour son côté urticaire, le petit doigt d'Antoine Spiree qui ne parvenait à signifer l'importance de ses origines devant Guattari, deux anecdote révélatrice d'une époque dont nous sommes tous deux accutlrés, mais l'hébreux devient vite neurotypique jusqu'à laisser souiller les manuscrits de Kafka (ou leur gardienne) par la fiante de chat. Pour vous, plutôt Lonres que Tel Aviv. La beauferie est juste une affaire de majorité atteinte et de diasporique perdu, cette fonction mercurienne dont parle Slezkine. Il en est ainsi quand longtemps on a été sevré de la fonction étatique et de ses dividendes. Vous crierez au préjugé anti-sémite. Anti-sémite partout. M'enfin, reste ceci : "S’il nous est difficile de nous lever le matin, par fatigue ou par paresse, on pensera: si on me proposait une bonne affaire qui me ferait gagner beaucoup d’argent, je me lèverais promptement.". Derrière cela, la question de ce que vous hallucinez, votre judéité recouvré par Levinas, Buber et Scholem. C'est un peu comme le tabou de l'arnaque pour qui franchit le seuil le lundi matin mais cela est propre à tous les mercuriens et cette blague juive a bon dos. N'ayant pas été élevé dans la reliion ni dans le commerce vous ignorez cela. L'humour est j'espère la chse la mieux partagé, rire des travers des autres est mal vu. Cette nécessaire captation de la plus-value qui faisait tijiur se questinnoer Bensaid sur l'anti-sémitisme de Marx quand il accolait cosusbstantiellement judaïsme et capitalisme selon la loi mosaïque. Je sais ma dette à nombre de personnes d'origine juive jusqu'à ce que je tombe sur un revenu au christianisme qui avait agglutiné sa vie durant tous les revenus aglutinés au christiannisme. Par revenus, j'entends des personnes, qualifiable de néo-conservatrices ou réactionnaire sur le tard avec une propension à détester l'occidental  qui est sémite , comme vous le relevez fort justement, en grand nombre. Et oui les musulmans sont méétaphysiquement occidentaux. C'est même l'une de vos grandes redécouvertes, de celles que vous permetez à vos lecteurs. L'aspect dérangeant de ce qui n'est aglossia/alogia.


Je dois donc ma dette à des descendants de juifs ui savent ce qu'est l'oppression des minorités et l'écoute du nouvel an arrivant "quand bien même il serait le Messie". Le judaïsme, lui, entretient une tradition plurimillénaire d'herméneutiue indifférente à Platon, à Aristote, au grec et au latin, historiquement élaborée en Occident chrétien et musulman (philosophiquement parlant, l'islam est occidental, fondé et justifié par la métphysique de part en part), mais historialement réfugiée, comme en un écrin [...] Il est par exemple impropre de penser que la pensée juive s'est développée parallèlement à la métaphysique occidentale en deux éléments hermétiquement distincts. Prenons différents exemples. 1°) L'exégèse biblique de Salomon de Troyes, appelée Commentaire, a en effet inspiré à Abélard pour le Paraclet, par l'intermédiaire des tossafistes, le premier cours sur la Genèse depuis Saint Jérôme, initiant l'étude de l'Ancien testament, puis a influencé, par le truchement de Nicolas de Lyre, la traduction de la Bible par Martin Luther. 2°) Kabbala denudata, ouvrage monumental de Christian Knorr von Rosenroth qui contient une traduction latine partielle du Etz Haim de Hayyim Vital, ainsi qu'une traduction complète du Emek ha-Melekh de Naphtali Bacharach, parmi bien d'autres traductions latines de textes de la Kabbale, avec des commentaires de l'auteur, éditée à Sulzbach à 1677, pour le premier volume, et à Francfort en 1684 pour le second. Ce fut le principal véhicule de la théorie lourianique dans le monde chrétien. C'est l'ouvrage que connaissaient Leibniz ou Newton. 3°) Nous passerons sur Maïmonide. 4°) La Shekhina se veut un basculement du Dieu transcendant vers une présence divine immanente quoique impossible (en dépit du Tsimtsoum, du point de Jabès, de la retractation de Dieu en un point), elle est posée au même moment dans le judaïsme et dans la philosophie qui s'extrayait du christianisme. 5°) Même le courant Massorti actuel dialogue avec Onfray et Deleuze, qu'en aurait-il été au passé ? 6°) Même le Miroir hébraïque** dont parlent nombre d'autres, dont Pierre Rachline lui aussi perméable, appartient tout entier au stade réflexif de l'humanité.


Actuellement pensée juive et la dite pensée du Dehors (telle qu'on l'a qualifiée du dedans de la métaphysique hégélienne, mais qui est avant tout une pensée de la concrescence, concrescence et co-émergence notamment avec la pensée juive, les prémisses de cette évolution parallèle étant apparues par exemples dans l'amitié entre Blanchot et Lévinas et chez Jean-François Lyotard qui a été plagié par le Grand rabbin Bernstein. Cette concrescence n'est pas la quintessence qui nous conduirait à une réception herméneutique et qui serait perçue d'emblée comme passée. La négation est toujours seconde, souvent après une question. L'affirmation "Oui" aussi. Les forces vives et dynamiques nullement. "Ce n’était que cela au départ, mais aujourd'hui c’est l’état du monde, de la planète, des cerveaux,  qui est catastrophique. Donc il y a une dévastation, un empoisonnement par le nihilisme contemporain de toutes les cervelles aujourd'hui, qui est encore plus grave, car elles sont encore plus atteintes, que lorsque j’ai débuté comme jeune écrivain en 1991. Ça ne pense plus. Ça ne pense pas loin. Ça n’a peut-être jamais beaucoup pensé, mais en tout cas j’ai vu ces choses s’effondrer devant moi." Zone critique, 27 novembre 2015. Simple processus d'acculturation. Les néo-conservateurs vérouillent l'apparent système, cette censure crée des choses bien plus intéressantes, des recompositions inattendus et des persistance presque en sourdine que je trahis ici. Etrangement les choses ne s'effondrent pas. Et la philosophie  se porte bien et au présent, loin d'un Badiou qui la juge "malade". La question, l'ouverture au questionnement est nihiliste. Elles visent la quintessence du casse-tête. Ce qu donnait la tonalité de philosophie d'Heidegger, sa dérilection, son impuissance. La philosophie ne pourra pas produire d'effet immédiat qui change l'tat immédiat du monde. Cela ne vaut pas seulemetn pour la philosophie, mais pour tout ce qui n'est que préoccupations et aspirations du côté de l'homme. Seul un dieu peut encore nous sauver." Heidegger, Entretien à Der Spiegel 1966. Coupons la citation qui s'enferme sur le déclin. Et vous me tuerez pour cela, il n'est en rien un auteur majeur. Ce qui importe pour le décadent c'est que le questionnement reste ouvert, telles d'inclacables portes du temps, la déréliction du casse-tête. L'un des grands textes de notre temps reste le poing dans la bouche de Georges Arthur Goldsmith, encore et toujours aux éditions Verdier que vous affectionnez pour d'autres choses, cette masin d'éditions de gauchers. J'insiste sur ce point car il n'y d'être que dans le langage, vous l'assimilerez au Verbe mais sans voir qu'au-delà de la parole qui professe et hallucine, une lngue se fait hors le langage, en dépit du langage. Je ne sais être plus concis et déictique pour vous.


Vous rendez une proximité avec vous de plus en plus impossible mais c'est sans cela que définiriez comme entretenir sa solitude. Bref il y a toujours une certaine bêtise à emmplyer le terme juif quand ce n'est pas par le juif lui-même en pleine jouissance.Mettre les gens dans des cases en niant leur évolution future, projeter sur eux des catégories prédéfinies cela est de la bêtise, non pas parce que cela forclot la question mais parce que cela rejette une faute sur l'autre. 


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* Et cela vous sera douteux parce que la généralisation se produit toujours dans les ganglions des intestins
** La notion pourrait-être développé mais elle l'est déjà dans notre catgorie "pensée juive". C'est presque un poncif de l'historiographie que de parler de miroir du judaïsme.

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