432. À propos de l’absolu et donc du vide.

  • Anthony Le Cazals
  • Thèse

Il n’y a pas que la substance qui soit prise dans le vortex de l’information et qui se délite à mesure que les jugements se font plus modestes. Si l’on dit « il n’y a pas quelque chose », cela veut simplement dire qu’on ne rencontre pas ce quelque chose, même après bien des déambulations et des endurances, parce que ce quelque chose est conceptuel c’est-à-dire sans une goutte de sang. On pense qui il y a une vitesse absolue pour tout parce qu’il y a une vitesse constante de la lumière dans l’ultravide alors que de simples éléments comme les neutrinos, perfides, vont plus vite que la lumière. Chaque seconde plus d’un milliard de neutrinos en provenance du Soleil traversent chaque cm² de notre peau. Ils vont si vite qu’il est difficile d’en calculer la masse : le scientifique dira qu’ils n’ont pas de masse alors qu’il faudrait les arrêter au contrôle radar pour leur demander, comme le suggère Pseudo-Denys. Ils font certainement partie de ce que l’on appelle, de manière superstitieuse, la masse noire de l’univers et son pendant l’énergie noire. Tout cela est bien obscur et occulte donc bien amusant si on sait que les choses peuvent être  plus simples que ces circonvolutions autour de la masse de l’« Univers ». Celui-ci à force de nous voir nous arracher les cheveux a bel et bien implosé de rire de même que son double pantomime, le « Multivers ». Crénom de Dieu ! Ne sort pas de la dialectique de l’Un et du Multiple qui veut. Mais avant que la chose apparaisse sous son jour ridicule, les habits du roi nu Paul siéront à Pierre dixit le « nominalisme du réalisme ».


Toujours à propos d’absolu et de sa vulgarisation dans les sciences, le zéro absolu en température est une dénomination commode, ramenée à un élément qui nous constitue en grande partie : l’eau. Les degrés Celsius sont calculés sur une échelle de 0 °C à 100 °C pour une pression de un bar. On a choisi cette graduation parce que la température est un « scalaire », mais en fait le passage de l’état liquide à l’état solide ou de l’état liquide à l’état gazeux varie en fonction de la pression. Mais le zéro absolu qui sert de base aux degrés Kelvin, n’est que le point triple de l’eau, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles coexistent les trois états classiques de l'eau (liquide, solide et gazeux). La graduation se fait toujours en fonction des degrés Celsius, le degré est un élément de la base 100, on a simplement déplacé le zéro du référent, du « système inertiel » 422 ou plutôt scalaire. On trouvera toujours dans ce choix une part d’arbitraire qui demeure et on s’en arrangera bien. La commodité encore et toujours. À noter que par-delà le point triple de l’eau on trouve donc les condensats.

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