EDITO d'avril 2011 / Tout philosophe est l'expression de la folie du père comprenez la décadence d'une famille souche

  • Anthony Le Cazals
  • EDITOS

220 Paris-philo

 

Suite à la série  La perte du genre, sur les lignées philosophique ou genos en grec.

 

Tout philosophe est l'expression de la folie du père comprenez la décadence d'une famille souche. Ce text un peu rugueux et épars comme ma manie aime à les faire, a trouvé sa confirmation dans les études démographiques d'Emmanuel Todd. Ce n'est qu'après avoir connaissances de ses recherches que cette phrase de Nietzsche est  alors ressortie tout philosophe est l'expression de la folie du père. La plupart du temps ce dernier est mort (ou bien la mère dans le cas de Descartes), mais une empreinte s'est constitué. Etrangement j'échappe à la régle de cette décadence, doù la possibilité de cette voie des "philosophes nouveaux" (qui sont ceux à qui en appelle Nietsche et qui ne sont en rien les philosophes médiatiques pu nouveaux philosophes...). Actuellement j'ai maille à partr avec le rationalisme d'Etat et le comportementalisme, l'un est un dogmatisme leibnizien, le second la composante libaniase de la philosophie (Taleb, Audi, etc...) qui en appelle à l'excédence du fait de la guerre du liban qui marqua ces eux protagonistes enclin davantage à l'accumulation en vue d'une crise et donc à l'argent comme critère de vérité. Mais ce sont les deux courants qui ont tenu bon pendant la crise, bref que la crise a servi : vous avez j'avais raison de prédire le pire. Mais passons, on pourrait toujours analyser la souche démographique dont ils sont issus. En attendant voici un travail sur les philosophes de Paris est peut-être trouverez-vous d'étranges similtude. A remarquer pour reprendre les analyse d'Emmanuel Todd que ni les basques ni les bretons n'ont produit des philosophes... Mais les occitans parisanisés oui, ce sont des familles souches qui tombent en décadence au contact de Paris avec ses noyaux égalitaires. Pour ne pas ajouté un caractère farfelu à ce texte, je l'ai tronqué mais il partait d'une autre intuition qui était celle que les philosophes provenait de terres de pigeonniers (les pigeons ce sont laissés attirer par les villes), mais il y avait une similitude post-révolutionnaire  (car cet exode rural et doc démographique s'est produit après le pic de température moyen-ageux qui entraîna dans les villes la foules des indigents qui formèrent la troupe des sans-culottes). Les philosophes français (hormis la composante pied-noir) ont connu le même exode (envolée des pigeonniers et exode vers les villes sont le même mouvement).

 

Ce qui suis est un lettre, ce qui en explique le ton décousu, je partais d'une études sur la répartitions des noms de familles trouvant d'étranges coïncidences. Je n'aurais le temps de développer sur les types de régimes alimentaires (beurre ou huile, types d"élevage d'où la référence au pigeons). Mais je me suis demandé si certains types de régimes alimentaires n'étaient pas trop roboratifs et donc nuisibles . Pensant à une phrase de Neitsche à nouveau qui est que l'on ne philosophes pas en ville (la ville étant pour Nietzsche le lieu où l'on se repaît, où l'on se satisfait). Sans doute peu de gens comprendrons les liens ou recoupements qui sont fait là, mais les conclusions sautent aux yeux.

 

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On trouve les Deleuze dans le Gard, Euze est une traduction française de l'occitan qui signifie Chêne. Quant aux Badiou ils viennent de la Haute-Loire, de même pour les Lyotard, certains Bensaïd sont de Toulouse. Les Serres du côté de Toulouse, Albi, Carcassonne (le plus connu du Lot-et-Garonne), les Saint-Ours de Dordogne etc... et tout ce petit monde a retrouvé de la descendance à Paris 8... Pour Paris 1 c'est autre chose, des reste d'ancienne noblesse désargenté comme à Paris IV sans doute, mais cela se retrouve moins depuis la suspension du Bac et de la thèse en latin... Levi-Strauss dans son manoir bourguignon disait déjà que le niveau de l'université française avait baissé après 68, avec son œil d'embaumeur de civilisation, pour le compte des post-coloniaux et non des primitifs, des "premiers"... C'est tout cela que ramène une naissance, l'inscription dans la lignée des aïeux.

 

Si il y a des philosophes à Nice ? Rosset ou Tosel... Mais je te parlais du microcosme Paris 8, où seul Derrida n'est passé... Je sais juste que Deleuze disait qu'à Paris 8 Il n'y avait pas à s'expliquer. C'est en fait pour moi une longue histoire d'occitanie et de la conquête de terre sous prétexte d'hérésie cathare des barons du Nord sur les trouvères et troubadours du Sud, ce qui a produit une certaine distance avec la religion catholique, le catharisme fonctionnant comme un paganisme mystique diffus (tels les druides bretons). Je parlais à Eric Lecerf de ce qui faisait la dynamique du Sud-Ouest à savoir les bastides. , qui étaient des sortes de zones franches économiques que se partageait les anglais (en Guyenne) et les Français (en Gascogne et en Languedoc). Les cadets gascons devenaient mousquetaires, les fils cadets du languedocs allaient dans les bastides, l'hostal et la fonction de maître d'hostal revenant au fils aîné. Mais en ce que j'ai ressenti comme un homme du Nord il ne comprenais lui qui étudiait le travail auparavant et à présent les métiers pourquoi les jurandes romaines avaient persisté (différence langue d'oc/langue d'oil et droit coutumiers et droit romain issu de la table des douze lois, etc...). Au passage Ayral, Cazal et Journal sont la manière dont on lotissait les bastides dans le Sud. Ayral étant la parcelle de la maison, le cazal le jardin hors les murs et le journal le champ qu'on labourait ou récoltait en un jour. Plus simplement, c'est le jardin en occitan.


En fait à Paris 8, il y a une division suivant que le paradigme (l'élément opprimé) et le juif ou l'ouvrier, mais les profs de philosophie dit de l'émancipation sont de la moitié Nord : Les Douailler et les Vermeren sont de Champagne, Les Linhart de Lorraine, les Lecerf de toute la moitié Nord (même si Eric Lecerf est de Savoie pour la généalogie récente comme un partie des Lecerf qui s'est étendue au delà de son bassin originel). Cela correspond selon moi à la mésentente, entre philosophes défendant l'émancipation de l'ouvrier opprimé (du Nord et de la Lorraine) qui est l'une des tonalité de Paris 8 et les philosophies plus atypiques qui tiennent davantage du persécuté réfugié à l'exemple du juif (Sieur Plinio Prado pouvant très bien être un descendant de Juan de Prado qui est sans doute la personne qui a laissé le plus d'empreinte sur Spinoza cf I. S. Révah. Spinoza et Juan de Prado ou encore Henri Méchoulan Etre juif à Amsterdam qui renvoie au premier http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1962_num_161_1_7749... Mais là je devrais faire un parallèle avec une autre personne d'origine séfarade Jean Salem, car je me rend compte pour des raisons atypique que j'ai toujours été protégé par descendants de juifs, pour les mêmes raisons que les deux branche de ma famille ont été ou se sont mis à part.
Un peu à part les Déotte viennent de l'Aude et de l'Yonne, les Brossat de la région lyonnaise et stéphanoise.
Les récents arrivés comme Vauday et Charles Ramond le spinoziste, viennent par leur lignée pour le premier de l'Ain et pour le second, il y a très longtemps du large languedoc historique mais c'est de tous les noms de famille le plus répandus aussi dans la moitié Nord (750 naissance entre 11966 et 1990, avec les Lecerf 2049, courant quant au nom : serf ou cervidés des forêt de la moitié Nord)
Un ami de Félix Guattari, Charles Soulié a fait par contre une histoire récente et sociologique du département de Paris 8, un peu moribond car saisi par le ranciérisme et de ce que Badiou qui a pourtant participé au choix des profs avec Foucault, avant que celui-ci ne s'éclipse de cette "impasse" gauchiste (entretien disponible sur internet).

J'ai laissé de côté les femmes philosophes pour l'instant à Paris 8 notamment Cuillerai et Birnbaum. mais il y a Sandra Laugier, Barbara Cassin, Catherine Malabou (pour partie d'origine juive)...

Derrida, Bensaid, Zarka sont des séfarades d'Algérie. Mais c'est un peu un mythe que celui du philosophe pied-noir déraciné, tout philosophe devant avoir connu l'exil, bref le motif du détachement et avoir une posture et un regard de biais par rapport à la société (la parallaxe reprise par Zizek).

Pour les hommes politiques il sont pour beaucoup d'origine étrangère (Krivine et Bérégovoy d'Ukraine, Devedjian d'Arménie avant de passer à Occident, Sarkozy de Hongrie, Valls d'Espagne) La philosophie serait donc davantage une affaire d'exil régional. Mais nous vivons davantage des régions que dans des nations (la nation, étant aussi le nom donné aux peuplade régionales, on parle même des grenouilles comme de la nation ou la gent de la mare, l'idée de régions comme découpage du monde se retrouve dans les brigades internationales concentrée dans la région Espagne en 36-39 d'où sortiront Orwell, Hemingway, Dos Passos, Malraux). Complétant la phrase de Gellner "C'est le nationalisme qui crée les nations, et non pas le contraire", c'est l'internationalisme qui fait les régions mais un sens plus large...

J'arrête mes propos de lièvre qui part dans tous les terriers par ceci les "philosophes" me semblent venir de pays de pigeonniers (terres céréalières Haute-Loire, Ain, Champagne, Midi-Pyrénées) plutôt que de pays bovins (terre d'élevage qui ne nécessite pas l'apport en viande de pigeons dont les descendant se retrouvent comme les philosophes dans les grandes villes, un peu malades de l'estomac). Mon tout premier mémoire d'architecture portait sur cette envolée des pigeonniers (je parlait du pigeonnier hexagonal de martel tombant en ruine dont une réplique avait été faite sur une aire d'autoroute Limoges Toulouse Pigeonnier de l'Aire du Bois de Dourre (Montalzat, Tarn-et-Garonnne : http://www.panoramio.com/photo/19201275). Deleuze, le métaphysicien institutionnalisé ouvert, c'est typiquement cela jusqu'à sa mort, un pigeon émigré à Paris et qui quitta très peu son 17e (sauf l'époque Tournier dans l'Ile de la cité qu'il ne quitta as même quand il enseignait à Orléans et l'époque "Colombelle" à Lyon). Je ne sais si cette une influence de l'envolée de pigeons ou de leur viande plus maigre, cette habitude diététique comme disposition physiologique n'aurait pas dépasser les générations, mais les régions céréalières sont plus sujettes aux famines... Autre chose très peu de provencaux , peut-être que la Gaya Scienza dont parle Nietzsche protège de la métaphysique, dans Ecce Homo il y voit une terre non humide (tel Paris, Athènes, l'Engandine, Turin).

Pour les statistiques, je suis parti de : http://www.genealogie.com/v2/services-nom-de-famille/nom.asp


 

 

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