FUKUSHIMA / Les catastrophes nucléaires signent davantage la fin des Etats

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Prises de conscience et nouvelles technologies

la prise de conscience est favorisée par les nouvelles tehnologies. C'est un des attendus du groupes de Dix (Robert Buron, Henri Laborit, Edgar Morin, Jacques Robin, Joël de Rosnay, Henri Atlan...). Quelqu'un de proche de ce groupe, Paul Bourguine, parlait de mettre en place via les nouvelles technologies une sorte d'instantanée de la conscience du moment. Cela me paraît l'inverse de quelque chose de sensé ou de pensé, mais c'est ce qui arrive avec twitter qui fonctionne sur la propagation d'une onde et l'exagération de son artefact (ce qu'on appelle le buzz). C'est derrière cela mettre en avant les individu les plus adaptés à un moment donné.
Par contre, je prends des gants dès que j'entends le terme prise de conscience, cela me fait penser à des étudiants en philosophie dont je pourrais résumer les propos par ces mots, le pire sans les déformer, "nous avons plus de conscience que le peuple", simplement parce qu'ils assumaient davantage leur idéaux, depuis ils sont retournés au peuple, je crois. Mais la prise de conscience m'est étrangère sinon qu'elle n'est pas un acte ou une oeuvre mais une réaction. Quoiqu'il en soit tu as très bien vu le lin entre danger et conscience : la conscience est selon certains philosophes peu assimilés sur ce point partie de la communication d'un danger (de même que le langage comme communication de ce est impropre à être mangé).

Le nucléaire est préférable à bien des énergies.
Le nucléaire est avant tout une énergie qui repose sur un Etat fort. Je ne crois pas que l'on puisse être contre le nuclèaire dès lors qu'on sait que le solaire et l'éolien coûte trois fois plus cher et que s'il sont choisi en fait il ampute le budget de Etat (EDF rachète le solaire à perte et l'éolien ne fonctionne que le tiers du temps sans qu'on puisse stocké son énergie, c'est-à-dire ) Vouloir s'attaquer au nucléaire, c'est vouloir s'attaquer à ce qui fait la puissance de l'homme, à son côté terrible. Que ce soit les guerres pour le pétrole (je m'en tiendrais au Biafra) ou à la pollution des villes, certaines énergie ont coûté plus de morts que le nucléaire.
Mais je dois moi-même être contaminé par des discours radio-actifs.

Etre contre le nucléaire c'est aussi être contre les mutations.

Je renvoie à un excellent livre qui pose la question des catastrophes et de leur impact notamment sur la disparition de l'homme. Il se trouve que les zone démilitarisée (comme à Chypre) ou les zones interdites aux populations sont celles où la vie est la plus foisonnantes et où apparaissent de nouvelles espèces. Il y a tout un chapitre sur la région de Tchernobyl (au nord de Kiev) où vit à présent une population marginale.
Je ne vois ce que ce petit lapin blanc a d'affreux : http://www.metatube.com/en/videos/cid70/Travel-Places/61852/Fukushima-mutant-rabbit-Earless-bunny-born-near-radiation-zone/. Par contre je ne sais pas s'il est capable de se reproduire (trouver un partenaire et avoir des , et donc s'il appartient à un type viable. Le rapport aux mutants est le même qu'à celui des métis, certaines sociétés les rejettent ds lors qu'elles sont basées sur un puritanisme (de crispation morale). Bizarrement la société la plus métissées sans doute, la société brésilienne est celle qui avec le Japon (à l'opposé du métissage, qui n'accepte pas les étrangers, à l'exemple de ce qu'à chercher à introduire Tadao Ando). Une série télévisée initiée par James Cameron rend compte de cet étrange rapport que l'on peut avoir aux mutants. Hors la vie est avant tout mutation, transformation, métamorphose et si l'on doit raisonner à l'échelle de la Terre celle-ci n'a que faire
Ta question me fait aussi pensé à tous ces groupes qui se sont constitués pour que l'on révèlent l'existence des extra-terrestres et les théories inverses qui pensent que cela produirait un choc et un affolement (voir les excuses qu'a dû faire Orson Welles quand il a fait son programme radiophonique "La guerre des mondes"). Le rapport aux conséquences des defaillances de sécurité dans le confinement nucléaire me fait penser à cela. J'ai plus de la peine pour les liquidateurs et tout le système de lacheté qui entoure leur choix qu'une réelle envie de prise de conscience.
En tout cas il n'y a pas plus énergie confinée que le nucléaire (excepté à la Hague) et en attendant que l'on trouve des énergie libres à la tesla ou que l'on utilise de manière répnadu la magnéto-hydro-dynamique (utilisée sur les future fusées pour les voyages transplanétaires), le nucléaire est l'énergie des Etats. Le problème est selon moi ailleurs, c'est celui de la crise des Etat depuis la fin (1971) du système mis en place par les accord de Bretton Woods et en France la loi Giscard-Pompidou qui oblige l'Etat à emprunter à des Banques privées et non à produire sa propre planche à billet (pour soi-disant limiter son inflation et satisfaire les rentiers). Le nucléaire n'est pas adapté au système libéral donc les américains ont eu raison de l'abandonner (car les catastrophes nucléaires signent davantage la fin des Etats).
Mais les gens fonctionne à l'affect et ne pensent pas en terme de coût, coût qui peut-être un poids pour l'avenir des populations (cartes des pays développés utilisant le nucléaire http://nucleaire-nonmerci.net/nucleairemonde.html). En plus derrière cela, il y a tuot le non-dit des traités de non-prolifération nucléaire qui empêchent essentiellement les pays du Sud à accéder au rang de grandes puissances, en somme ce sont les pays du Nord qui doivent demeurer les gendarmes).

 

Autre aparté catastrophique.

En somme le nucléaire est plus dissuasif que les tsunamis (mais personne n'a pu expliquer la remonter de poissons abyssaux). Ce  serait qualifié de conspirationnisme, mais cela interroge les tremblements de terre : http://www.jp-petit.org/Presse/tsunami.htm et http://www.jp-petit.org/TSUNAMI/poissons_abysses.htm. La même personne sur Fukushima et ITER : http://www.parapentiste.info/forum/autres-discussions/fukushima-jeanpierre-petit-me-fout-les-jetons-t18777.0.html;msg257191

Le catastrophisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophisme
Le catastrophisme est une thoérie scientifique qui vise à asseoir certaines croyances. Il est issu de Cuvier. Pourtant il deveindra une théorie philosophique sous la plus d'Anders suite à la catastrophe de la Shoah. La peur (notamment issue de la dernière guerre modiale a eu des effets sur toute la pensée française. Je pense à Samuel Beckett (qui a échappé à la rafle du réseau de résistance de Germaine Thillion), je pense à Maurice Blanchot qui fut un guetteur de la littérature (qui échappa à son exécution sur le peloton d'exécution une fois que l'officier allemand fut appelé ailleurs, le gradé polonais ou ukrainien lui dit de partir), je pense à louis Althusser qui vécut dans les camps de concentration (qui vécut ensuite isoler comme dans un bocal et qui est à la base du marixmse léninste en France et des Maoïstes-Lacaniens), Là ce sont des événements individuels, l'appréhension directe de sa propre disparition qui dans tous les cas que je cite a eu pour effet de lancer des oeuvres. Pour Althusser, qui à la fin de sa vie est revenu à son catholicisme d'avant-guerre et devenant giscardien (il s'était mis dans un corset marxiste pur continuer à vivre). Je te renvoie à cet article de Sollers (lire l'extrait de Femmes) : http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=1178 ou au livre de sa correspondance avec sa femme récemment préfacé par BHL. Ce sont toutes ces confrontations à un danger individuel plus que collectif qui ont que la pensée française a basculé dans l'anti-humanisme, certains reprenant comme Deleuze la phrase de Primo Levi, ressentir "la honte d'être un homme". Le catastrophisme d'Anders a avoir avec La Shoah.
Je suis comme beaucoup de mes amis davantage transformiste (lamarckien) qu'évolutionnsite (darwinien). Le darwinisme social de Spencer, le plus important disciple de Darwin, reposant sur une déformation de la sélection naturelle. Celle-ci est la sélection du plus grand reproducteur et non la loi du plus fort ou du plus adapté à son enironnement (qui convient si bien à l'idéologie néo-libérale). cela pour en revenir à mon petit lapin blanc mutant, dont nous n'avons à juger l'existence, mais plutôt à voir s'il peut se reproduire.
Le catastrophisme d'Anders aura une forte influence sur un penseur comme Virilio même s'il dit se détacher non pas d'Anders mais du catastrophisme (voir son livre l'administration de la peur).

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