PENSEE / Le sens de la Terre 4

  • « Blasphémer Dieu était jadis le pire des blasphèmes, mais Dieu est mort et morts avec lui ces blasphémateurs. Désormais le crime le plus affreux, c’est de blasphémer la terre et d’accorder plus de prix aux entrailles de l’insondable qu’au sens de la terre. »

     

    Friedrich Nietzsche,

    Ainsi parlait Zarathoustra.

     

     

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  • Le récent tremblement de terre survenu au Japon; le tsunami qui a suivi et la non moins terrible catastrophe nucléaire de Fukushima nous en avertissent : plus le monde moderne continuera ainsi d’accentuer sa dépendance à la fois matérielle, technologique et énergétique et plus les populations concernées seront fragilisées et vulnérables face aux plus ordinaires et inévitables démonstrations de force de la nature. En de telles circonstances, nos plus puissantes technologies sont autant de points d’appui pour une nature dont les effets dévastateurs s’en trouvent de la sorte multipliés. Croyant par là nous affranchir d’une nature depuis toujours considérée comme hostile, nous ne faisons chaque jour que nous fragiliser davantage. La frugalité, l’économie, le bon sens, l’improvisation et la solidarité à elles-seules auraient pu suffire à notre bonheur et à une immunité auxquels nous avons progressivement tourné le dos au fil de nos soi-disant progrès.

    L’histoire de la vie et de la terre nous enseigne que nombre d’espèces et de civilisations ont de la sorte disparues, ensevelies, écrasées sous le trop lourd fardeau de leur propre histoire, de leur mémoire, de leur généalogie ou de leur culture. Survivre c’est évoluer. Et évoluer c’est avant tout savoir renoncer à chaque instant à celui qui l’a précédé. C’est en cela que réside le secret, la dynamique, l’articulation de toute forme de mouvement, de progression ; de liberté en somme. Les certitudes les plus dures ; la thésaurisation des acquis, de la culture, des modes de vie, des traditions, des sciences et des techniques ; des richesses dans tous les domaines... sont autant de lourds édifices qui ne demandent qu’à être renversés. Arrachés d’une terre cent fois millénaire qui les aura nourris jusqu’à épuisement. Toutes les formes d’immobilismes, de concentrations et de concrétions sont autant de dangers et de « prises au vent » du destin. Nos sociétés modernes n’ont jamais autant eu la possibilité de stocker, de classer, d’inventorier, de comptabiliser, d’étiqueter, qu’elles l’ont aujourd’hui grâce à ce que l’on nomme les nouvelles technologies. Les chercheurs tournés vers le passé ; les conservateurs, les glossateurs, les paléontologues et les archéologues n’ont jamais été si nombreux. On creuse, on gratte, on dépoussière, on sauvegarde, on protège. On éventre à l’envi tous les tombeaux ; toutes les sépultures du monde antique dans une ivresse profanatoire à seule fin de venir grossir les bibliothèques numériques, les réserves des musées et les patrimoines culturels des pays les plus riches. On se repaît de mort de toutes les manières possibles : c’est le culte de la mort contre celui des morts.

    Rien n’est plus insaisissable, diaphane, léger, furtif et mobile que la vie. Aussi, toute tentative de fixation de ces forces incommensurables dont elle est la partie visible, entraîne immédiatement à sa suite l’accumulation rapide de puissances d’autant plus incontrôlables et dévastatrices que l’opposition à ce puissant torrent se fera croissante. Cette Volonté de puissance naturelle aura toujours le dernier mot parce qu’elle est infinie.

    Aussi, eu égard aux enjeux et surtout aux urgences qui nous pressent de toute part, les pays développés du monde entier se doivent d’opérer une conversion, pour ne pas dire une véritable révolution. De la même manière qu’une écologie politique semble sur le point de naître et de bouleverser de manière significative le paysage politique de nombreuses nations ; pareillement, une révolution du même ordre s’imposera tôt ou tard à tous les grands courants religieux de la planète. Il est temps pour eux ; il est temps pour tous, de renouer avec la matière. Depuis ses plus grossières terminaisons jusqu’à ses plus subtiles et encore invisibles ramifications. Autant s’impose la nécessité de recourir à une politique de proximité ; autant une religion de proximité semble être aujourd’hui, ou au plus tard demain, la seule alternative offerte aux grands monothéismes du monde. Recouvrer le sens de la terre ; le sens de la nature et en définitive, le sens de la vie. Oublier Dieu et ses formes improbables pour une relation plus intime et enfin pacifiée avec « le corps » et toutes ses acceptions. Une matière non plus seulement perçue comme nourricière. Une matière non plus seulement là pour satisfaire nos besoins les plus grossiers, les plus primitifs, les plus vils. Mais une matière mère qui nous a vus naître et dont nous ne pourrons jamais véritablement nous affranchir. Et pourquoi le devrions-nous d’ailleurs ?

    Il nous faut de toute urgence renouer les liens et nous réconcilier avec cette materia matrix sans laquelle l’homme n’est rien ; sans laquelle il ne peut rien parce qu’elle est le prolongement naturel de nos corps et de nos âmes, et jusqu’à l’infini. La matière est la voie royale pour l’accession à la vérité, si vérité il y a. Du moins y trouverons-nous notre vérité. Car si, dans le pire des cas, ayant remonté ce fleuve jusqu’à ses plus lointaines et improbables origines, aucune vérité religieuse, métaphysique ou universelle ne nous y attendait en récompense de nos efforts ; la matière et ses infinis miracles serait néanmoins toujours là comme seule mais non moins merveilleuse divinité. De celles qui ont toujours été là pour nous et sur laquelle il nous sera toujours loisible de compter. Si proche de nous ; si intimement mêlée à nos existences que nous avons

 

C'est très bien vous avez pointez le surhomme, mais où avez-vous trouvé cette citation.... ?


Que de catastrophisme que seriez vous devenu à l'époque de la grande peste où un tiers des Européen à succombé, que seriez-vous devenus dans le grand cataclysme a emporté la civilisation minoenne qu'on dit être celle de l'Atlantide vers -1400, enfin que seriez-vous devenu après cette famine due à la collectivisation (les mère en étant venu à pratiquer l'eugénisme au sein de leur propre population sacrifiant un de leurs enfant (c'est peut-être pourquoi les ukrainiennes sont si belles et qu'elles gèrent malheureusement tout dans leur pays). De 5 à 10 millions de mort on nomme cela holodomor. Toute catastrophe a ceci de particulier à notre époque, c'est qu'elle acquiert de suite une dimension terrestre ou sinon elle n'est rien et laisse la place aux faits divers et aux anecdotes qui sont d'un autre registre. C'est par les catastrophes (tremblement de terre ou tsunami qui peut en être la conséquence) que l'on perçoit un autre échelle propre à la vibration du sol.

Et quand bien même il y a un peu de radioactivité à Fukoshima. Ca me semble pichenette car l'industrie nippone repose sur le nucléaire et l'énergie à bas prix qu'il offre. De la Terre nous n'habitons que la surface et celle-ci s'exprime. Alors quand 0,1 % de la population mondiale serait touchée, je ne vois pas le problème. Suicidez-vous, si vous ne voulez pas supporter que l'homme laisse son empreinte sur la Terre, c'est peut-être ce que ce sont dits les diplodocus, qu'ils avaient une trop grosse empreinte sur la Terre (enfin cela heureusement personne ne le croit). Et quand on voit la richesse des mutations autour de Tchernobyl ou dans toutes les zones démilitarisées (entre les deux Chypres, entre les deux Corées), on peut se dire qu'il n'y a pas de souci.

Je ne sais pas si Georges Amar savait que Kenneth White l'avait conduit vers le sens de la Terre (lui ce disciple inconnu de Goethe, lui ce disciple inconnu d'Elisée Reclus). C'est Goethe le premier qui parla du surhomme dans son Faust, c'est Nietzsche qui y associa le sens de la Terre quand des imprudent comme Badiou (in ses propos sur Lacoue-Labarthe et le nazisme comme un humanisme) ou Alain Minc (in son Keynes). Quant à imprudent j'utilise le sens donné par Montaigne : imbécile si vous voulez.

Vous citez Nietzsche mais vous ne connaissez même pas Nietzsche un peu comme Onfray, la douzième branche du platonnisme, Cheminade était la résurgence de la dixième et Badiou le sophiste la onzième auto-légitimée descendante des deux sophistes Althusser et Lacan, les maîtres-sophistes (un sophiste est celui qui prétend que la philosophie s'enseigne, ce qu Kant ne se serait jamais permis), je m'en tiens là à Montaigne (et son Apologie de Raymond Sebond). Pour Nietzsche il n'y a pas de matière mais disant cela il ne savait pas qu'il assassinait l'esprit (car il n'y a pas et il n'y a jamais eu de libre esprit" c'est simplement mon exigence disait-il), l'esprit étant avant toute chose l'outil de domination de la chétienneté bien au-delà de la Trinité.


La Terre s'exprime et alors grand bien lui fasse, encore qu'il faille par lui attiruber une conscience, bref la personnaliser pour diviniser un quelque chose. Lui accorder une conscience, c'est donner foi à l'hypothèse Gaïa qui vient se placer en alternative à l'impasse d'une origine extra-terrestre des objets volants non-identifiés. Soit vous êtes stupide soit vous avez compris que nous habitons la surface de la  Terre, son sol, et non sa conscience, sa crispation. Nous lui devons (sic) l'atmosphère que nous respirons et la ionosphère que yi nous protège au simple fait que des densités différentes glissent les une sur les autres crént un magnétisme. Notre cerveau est enfant de e magnétisme et notre squelette provient de sa gravité. Alors si ça coûte fissure un peu cela veut simplement dire que nous pouvons l'habiter un peu plus longtemps; Je renverse là votre discours. Et crie hourra la Terre vit ou pluôt vibre.

Quand à la vie c'est comme le dit Francis Hallé ou Axel Kahn la supérioité du végétal sur l'animal. La supériorité des forces réactives sur les forces actives ou la simple option émise par Nietzsche que les faibles l'emporte toujours sut les forts comprenez les organismes complexes. Je le vis et le vois tous les jours, mais rien empêche de produire ses coups de chances et de forger par là ses . Arpenteurs et médecin de la Terre cela veut dire que tôt ou tard l'on produit non seulement ses diagnostics mais aussi ses prescriptions. Nietzsche disait si bien mais personne ne sais qui je suis... Personne n'a compris le philosophes médecin, celui qui use du marteau pour ausculter mais surtout donner le ton, le style.

 

La métaphysique est avant tout le végétatif, le contemplatif, l'appel de la forêt ou tentation de Démocrite... L'humanité l'a vécue pendant deux mille cinq cents ans. Mais si la vie peut camper dans le végétatif et ses petites graines, elle peut aussi peupler la Terre voire déborder. Et c'est cela que vous lui reprocher.

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