POLITIQUE / Sans papier et tirage au sort

Avec le tirage au sort et la pension universelle pour tous (ou revenu garanti) on en revient peut-être à la situation de la Grèce Antique.

Le système reposera sur la main d'oeuvre des sans-papier, des exilés qui se trouveront dans la situation précaire de ne pas être européens, leur enfants pourront l'être par contre. Mais ne pas voir cette forme d'esclavage, c'est se leurrer, les anti-systèmes mais il seront les premiers à appeler à la venue de serbes ou de russes, parce que parler d'Africains dans la bouches de nationalistes réactionnaires serait politiquement incorrect. Ces mêmes nationalistes critiquent la paresse des Français tout en avouant la leur, ils en appellent à 'immigration de Russes et de Serbes en France. On cachera cette dimension d'esclavage ou plutôt de travail plus ou moins contraint sous des termes euphémisants. On abolit jamais complètement le travail, l'emploi. Mais il y aura la mise en plus d'un revenu minimum garanti parce que les gens auront un besoin de plus en plus grand d'être connecté à internet sauf à se vouloir luddiste ou décroissant, c'est-à-dire contre les machines (numériques) qui quoi qu'on en pensent appartiennent au capital.

Le sans-papier est le nom moderne de l'esclave, du déraciné que l'ancienne critique nommait prolétaire, étant déraciné il ne possède rien, sauf peut-être la langue et encore. La question des flux migratoires dus aux guerres est de plus en plus importante puisqu'elle est fonction de la destabilisation de régions par des puissances extérieures.

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