SCIENCE / Sur la prévisibilité des séismes

11 avril 2011 –  Sergueï Pulinets, directeur du Centre moscovite de suivi ionosphérique à l’Institut Fiodorov de géophysique appliquée, a esquissé les bases d’une science de la prévision sismique à partir de précurseurs électromagnétiques. « Je préfère ne pas parler uniquement des précurseurs électromagnétiques car la préparation aux séismes implique un processus physico-chimique complexe qui naît de la croûte terrestre, puis monte vers l’atmosphère et l’ionosphère. Dans cet intervalle (nous parlons ici de prévisions à court terme) allant de plusieurs semaines à quelques jours ou quelques heures avant le choc sismique, on observe différentes manifestations. Ce processus associe plusieurs facteurs, et c’est pourquoi nous cherchons une approche permettant d’expliquer pourquoi nous voyons autant de variations ou d’anomalies au cours de cette période préparatoire. La première raison est naturelle. Quand il y a libération d’une énergie équivalant à plusieurs milliers de bombes nucléaires, il est impossible que cette énergie emmagasinée sous terre se libère de façon instantanée, sans aucun signe précurseur. La terre est une matière vivante, et lorsque des pressions s’accumulent, il y a des processus qui déterminent qu’elles doivent se manifester dans certains paramètres. Lorsque des fissures apparaissent dans la croûte terrestre, de façon tout à fait naturelle, le système de migration du gaz au sein de la croûte change. Les principales composantes en sont le dioxyde de carbone (CO2), l’hélium, l’hydrogène et le radon. » Congrès européen des géosciences à Vienne le 8 avril 2011

24 mars 2011 – Selon l’astrophysicien britannique Piers Corbyn, ce serait bien l’éruption solaire de classe X (les plus puissantes) du 9 mars et l’éjection de masse coronale du 7 mars signalée par la NASA, qui auraient déclenché le séisme de magnitude 9 au Japon le 11 mars. Dans un communiqué, Corbyn explique : « Les récents évènements sismiques extrêmes dans le monde ont été précédés par des évènements extrêmes sur le Soleil – particulièrement des éruptions solaires de classe X et les jaillissements de protons qui les accompagnent. Il nous apparaît que les évènements météorologiques et sismiques violents sont toujours précédés par des évènements violents sur le Soleil, et historiquement, les jaillissements de protons généralement associés au éruptions de classe X sont un avertissement particulièrement fiable des conditions météo extrêmes, des formations de tempête et des évènements sismiques. Nous n’avons pas d’estimation précise quant à la localisation probable des évènements sismiques, si ce n’est de dire que « la ceinture de feu » Pacifique est très vulnérable et que des évènements sismiques au Japon et/ou dans l’ouest des Etats-Unis sont très possibles. »

 

Fukushima : Des scientifiques japonais avaient détecté des signes avant-coureurs d’un important tremblement de terre dès le 1er mars, soit dix jours avant que le séisme dévastateur de magnitude 9 et son tsunami ne frappent. Si une agence gouvernementale avait existé, des mesures d’évacuation auraient pu être mises en place, le tsunami aurait fait beaucoup moins de victimes et les dégâts à la centrale nucléaire de Fukushima auraient été bien moindres. A noter que les principales radiations dues à des explosions nucléaires relèvent des essais militaires au Kazakstan, Nouveau Mexique, Algerie, etc. A noter que passer un certain âge om les division cellulaires sont ralenties on peut se ballader tranquillement dans le coeur du réacteur de Tchernobyl ... Seule la France avait envoyé un satellite en orbite, à des fins spécifiques de recherche sismique : le satellite DEMETER. Les données collectées se sont avérées « très intéressantes » , selon Biagi, notamment lors d’observations précédents les séismes de janvier et février 2010 en Haïti et au Chili. Signalons, DEMETER a été désactivé en Mars 2011. Comme le dit bFrancesco Biagi « De grands progrès sont réalisés dans la recherche d’indicateurs sismiques. Nous avons de bon paramètres et divers phénomènes qui indiquent les séismes à venir, mais tout cela n’est établit que dans des études scientifiques. Nulle part il n’y a d’organisation gouvernementale qui utiliserait de manière conséquente ces options pour des prévisions de tremblements de terre. Ce n’est pas le travail des universités mais des agences gouvernementales. Jusqu’ici, seules des données sont collectées, mais ce serait possible : nous sommes déjà capable de faire des prévisions. »

 

Ionisation et hydratation
Ceux qui connaissent la physique savent que pour qu’il y ait condensation, il faut que la vapeur soit saturante. Or, l’hydratation n’a pas besoin de saturation ; avec 30 % d’humidité on peut avoir une hydratation des ions. Lorsque les molécules d’eau se condensent sur l’ion, elles libèrent l’énergie libre qu’elles avaient lorsqu’elles étaient à l’état de vapeur, que l’on nomme alors la chaleur latente. C’est cette chaleur latente qui est la source d’énergie thermique détectée sur les failles tectoniques actives par les satellites de surveillance. Ils montrent très joliment la configuration de failles tectoniques actives durant la période précédant les tremblements de terre.
Des variations dans les rayonnements cosmiques influent sur la formation de nuages sur notre planète parce que le rayonnement cosmique provoque l’ionisation de l’air. « L’ionisation a deux sources principales, deux sources naturelles : la première est la radioactivité naturelle de la Terre. La croûte terrestre contient de l’uranium, ainsi que les produits de fission de l’uranium, notamment le gaz radon qui est libéré partout dans la nature. » La seconde et principale source d’ionisation des couches supérieures de l’atmosphère vient des rayons galactiques nés dans notre univers, « qui, en pénétrant notre environnement, provoquent des changements très importants, notamment dans notre climat ».

 

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