SITUATION DE LA VIE / Obsequium reverentiaque

273 le proces welles

 

Soyons obséquieux, comme dit la pensée réactionnaire, l'hypocrisie est le gage de la liberté, si on veux bien y croire à cette millienne *, euh pardon cette antienne. Vont venir quelques textes où il me sera permis de dire « ce qui les rend, Obsequium et  Reverentia **, en dépit de tout, profondément sympathiques : je veux parler de ce que j'appellerais leur naïveté ou même leur innocence de grands adolescents bourgeois à qui tout à réussi » Obsequium reverentiaque.« tacitement impérative [est] l'attente des signes de la soumission (ce que Spinoza appelait l'obsequium***, respect pur des formes institutionnelles que demandent par-dessus tout kes institutions, et dont on dit, sur le mode du reproche, que ça ne coûte rien ezt qui me coûte infiniment)... Et comment ne pas inscire dans cette série le refus de se soumettre au rite impensable de la soutenance de thèse, qui se justifiait du mot de Kafka : « Ne te présente jamais devant un tribunal dont tu ne reconnais pas le verdict  » ? » ****

 

Et Frédéric Lordon d'ajouter : « Spinoza nomme obsequium le comportement qui résulte d'une balance affective déterminant l'individu à se faire sujet du rapport institutionnel, c'est-à-dire l'acceptation de se placer sous [la règle d'une institution], et l'observance de ses réquisits. Faut-il le dire, l'obsequium n'a rien du choix d'un sujet-subjectum qui évaluerait dans la transparence d'une conscience réflexive les avantages et les inconvénients de se soumettre ou non à l'institution. Il est l 'effet d'une configuration de forces (affectives) qui traversent l'individu et le déterminent à se mouvoir conformément au rapport institutionnel, ou bien à tenter d'échapper à son emprise [en faire un mobile dans les deux cas]. On ne saurait dire que l'individu n'est pour rien dans le mouvement qui l'emmène se placer sous le rapport institutionnel puisque ce sont les susceptibilités de son ingenium qui donnent ses coefficients de pondération à la balance affective déterminante. Mais à cette réserve près, cette balance elle-même est le pur produit de l'affrontement des puissances affectives sur la scène intérieure de la psyché, un combat dont lerputé sujet n'est que le théâtre, entre des forces dont il n'est que la proie et certainement pas le maître. Ses caractéristiques idiosyncratiques sont certes mobilisées puisqu'elles donnent une modulation singulière aux effets des affections institutionnelles, chaque individu n'est pas affecté identiquement par une même affection, et lest desingenia qui, cédant plus vite à telle forme de la crainte ou de l'espoir institutionnels, sont plus enclins à l'obsequium, d'autres qui offrant de moindres susceptibilités aux mêmes forces sont plus disposés à la mauvaise volonté, voire à la rébellion. » *****

 


Nietzsche parle alors d'indigence en ce que pour Spinoza l'individu soumis au droit naturel (état de nature), comme la cité est soumise au droit civil, n'a qu'à obéir à lui-même en vue de seul impératif vital qui est sa propre conservation. Il n'incrémente en rien les coups de chance qui echappe sens de l'histoire par leur propre courage (virtù) et leur propre audace qui font fortune de celui que la morale chrétienne souhaite ramené à un individu, à l'individualisme atomisé (gauchisme) ou organisé (socialisme, qui est l'acceptation du particularisme de chacun dès lors que cela ne déborde le sien). La question de l'autonomie ne se pose plus comme individuelle, comme obéissance à soi-même mais à un « tu dois » fixé en dfonction des erreurs et des coups de chance (qui différent du progrès) qu'a accumulé l'humanité et aujourd'hui la surhumanité via l'appareil total autonome de contrôle qui n'est en rien la matrice des destins ou la conscience de la Terre (Gaïa), mais davantage le basculement du sens divin vers le sens de la Terre, l'arpentage de ses possibilités et de nos capacités en son sein (son atmosphère, sa gravitation et son champ magnétique j'entends). Permettrer une autonomie collectives par rapport aux valeurs héritées qui permette solidarité et redistribution. 

 

 

 


 

* J. S. Mill, De la liberté, dans les deux principes duquel (la liberté des uns s'arrêtent là où commence celle des autres et la société a le droit de se protéger des individus qui par un usage excessif de leur libérté menace son ordre) s'enracine libéralisme et pensée libertaire issue de Sartre. Mais on retrouve cela déjà chez Spinoza au chapitre XVI du Traité Théologico-politique, que « le droit de chacun s'étend jusqu'où s'étend la puissance déterminée qui lui appartient. Et lea loi suprême étant que chaque chose s'efforce de persévérer dans son état.  »

 

** Obsequium est un mot latin qui pourrait être combiné avec dominantibus pour signifier « attitude respectueuse envers les puissants. » Obsequium est couramment utilisé de l'attitude de devoir rempli d'un employé envers son patron. Reverentia est similaire à obsequium, réverence, marque de « respect » pour ne pas dire de soumission.

 

*** Hormis l'épisode de l'enfant catholique convié par Spinoza à aller à la messe, pour éviter la détresse de celui qui n'est plus soumis à la loi commune, on ne trouve pas mention de l'obsequium dans l'éthique on peut toutefois relever que Spinoza pense que l'humain libre, afin de ne pas être objet de haine pour les ignorants et pour ne pas se soumettre à leur appétit mais à la seule raison, s'efforcera autant que possible de décliner leurs bienfaits (homo liber ne ignaris odio sit et ne eorum appetitui sed soli rationi obsequatur, eorum beneficia quantum potest declinare conabitur, E4,70,dem).

**** Citation tirées de Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, 2004, pp. 38 et 128-129 Je me suis permis de remplacer l'un et l'autre par Obsequium et Reverentia.


***** Frédéric Lordon la légitimité n'existe pas. éléments pour une théorie des institutions.

Bogdav 29/08/2013 15:43


Si tu écoutais vraiment les auteurs dont tu rapportes plutôt bien les pensées, tu fermerais ta gueule, et tu ferais preuve de génie. Si tu t'agaces en lisant cette ligne, ta rien compris malgré
ta science. Nietzsche te foutrait une baffe pour pleurer comme un môme comme tu le fais dans ce texte.


D'ailleurs, qu'est-ce que je fous encore là moi ? Deviens ce que chante cet
homme. De la puissance que diable !

Anthony Le Cazals 10/09/2013 15:57



Qu'en sais-tu ? Que sais-tu ? Vive la complainte d'Arianne...



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