SYRIE / L'opposition lybienne soutenue par les Etat-Unis à l'origine des gazages

  • Anthony Le Cazals
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Un reportage publié par l’agence Mint Press News (MPN) basée à Minneapolis associe l’attaque aux armes chimiques à Ghouta, banlieue de Damas, aux forces d’opposition soutenues par les Etats-Unis et qui combattent le régime syrien. Ceci contredit catégoriquement les allégations américaines infondées selon lesquelles le président syrien Bachar al-Assad est responsable de l’attaque de Ghouta, affirmation qui sert de prétexte à Washington pour attaquer la Syrie.

 

MNP a publié un article contenant les interviews de combattants de l’opposition se trouvant sur le terrain à Ghouta. Les deux auteurs de l’article sont les journalistes pigistes jordaniens Yahya Ababneh et Dale Gavlak, un correspondant de longue date de l’Associated Press, basé à Amman en Jordanie depuis plus de deux décennies et qui travaille actuellement pour l’AP, la National Public Radio ainsi que pour MPN.

 

Parmi les personnes interviewées il y a Abu Abdel-Moneim dont le fils figure parmi les 13 combattants de l’opposition tués à l’intérieur d’un tunnel servant à stocker ce qui était apparemment des armes chimiques.

 

Abdel-Moneim a dit que les armes avaient été fournies par un Saoudien nommé Abu Ayesha et qui dirige un bataillon rebelle. Il a décrit certaines de ces armes comme une « structure en forme de tube » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bouteilles de gaz. » Elles étaient entreposées dans des tunnels tandis que des combattants de l’opposition dormaient eux-mêmes dans des mosquées et des maisons privées avoisinantes.

 

Une combattante qui a parlé à l’agence d’information s’est plainte, « Ils ne nous ont pas dit ce qu’étaient ces armes, ni comment les utiliser. Nous ne savions pas que c’étaient des armes chimiques. Nous n’imaginions absolument pas que c’était des armes chimiques. »

 

Elle a dit, « Lorsque le prince saoudien Bandar donne de telles armes aux gens, il doit les donner à ceux qui savent les manipuler et les utiliser. »

 

Le prince Bandar est l’ancien ambassadeur saoudien de longue date aux Etats-Unis et qui est rentré de Washington pour diriger les services secrets saoudiens. Il a passé des décennies aux Etats-Unis, entretenant les liens les plus étroits avec l’appareil de renseignement militaire américain. Il serait le principal commanditaire saoudien, collecteur de fonds et fournisseur d’arme aux forces de l’opposition syrienne. Au moins une dizaines de combattants de l’opposition qui ont été interviewés pour le reportage de MPN ont dit qu’ils étaient à la solde de l’Arabie saoudite.

 

Un dirigeant de l’opposition à Ghouta a dit à MPN que le Front al-Nusra, l’une des principales milices fondamentalistes islamiques opérant en Syrie, avait la garde des armes chimiques. « Ils ne partagent pas d’informations secrètes. Ils ont simplement utilisé des rebelles ordinaires pour transporter et utiliser ce matériel, » a-t-il dit. « Nous étions très curieux au sujet de ces armes. Et malheureusement, certains des combattants n’ont pas manipulé correctement les armes et ont déclenché les explosions. »

 

En plus du reportage de MPN, un article paru dans le journal allemand taz a aussi associé les forces d’opposition aux attaques aux armes chimiques. Letaz a affiché le transcript d’une conversation téléphonique interceptée et mise en ligne (posted) sur Facebook entre un combattant d’al Nusra en Syrie et un financier se trouvant dans l’émirat du Qatar dans le Golfe persique et qui est allié aux Etats-Unis.

 

En essayant de convaincre le financier que ses forces étaient en position de force pour attaquer et reprendre la ville de Homs, le combattant d’al Nusra dit : « Frère, nous avons été aussi loin que [censuré], et nous avons utilisé des armes chimiques, mon frère. »

 

Après une pause, le financier qatari répond : « Oui, j’en ai été informé. Donne-moi des précisions, prépare-les et dis-moi comment je dois transférer l’argent. »

 

Aucun effort n’a été fait pour répondre, expliquer ou réfuter ces reportages de la part du gouvernement américain ou des médias à la botte du patronat qui, au lieu de cela, brament unanimement que l’atrocité a été commise par le gouvernement syrien.

 

Selon le journal britannique Independent, le service de renseignement saoudien, dirigé par le prince Bandar, a été le premier à prétendre, dans des messages adressés en février aux Etats-Unis et à d’autres puissances impérialistes, que le régime syrien a utilisé du gaz sarin. A l’époque la commissaire de l’ONU, Carla del Ponte avait examiné les accusations et avait conclu que c’étaient les rebelles qui avaient employé des armes chimiques et pas le régime d’Assad.

 

Patrick Martin

Article original, WSWS, paru le 2 septembre 2013

repris sur mondialisation.ca

Vollmer Jean-Jacques 11/09/2013 18:49


Plusieurs remarques :


1. Que vient faire un article aussi polémique et non philosophique sur votre site philo ? Il aurait au minimum necessité une approche un tant soit peu philosophico-critique.


2. Vous transcrivez un article paru ailleurs sans le commenter ni donner votre point de vue. QUel intérêt ?


3. Sur le fond et en l'absence de toute expertise objective, je me garderai bien de prendre parti comme vous semblez le faire. Des arguments qui se limitent à "selon le journal britannique...",
ou "on aurait intercepté une communication " etc etc n'ont rien d'un argumentaire et encore moins d'une démonstration.


On finit par ne voir que ce qu'on a envie de voir...

Anthony Le Cazals 03/10/2013 02:18



Aiguiser la verve critique, simplement. La Syrie n'est pas un pays d'état mais de villes, comme l'on été l'Irak (Au Nord et au Sud) ou la Lybie. Il y a donc l'aspect tribal qui va ressortir. La
rébellion était sur le point d'être vaincue en tout cas refluait alors quel intérêt avait le régime en place à employer le baton avec lequel il allait se faire battre. De toute manière ce sont
des données d'endiguement de l'axe Eurasiatique qui prévalent : Russie, Chine et Iran. La Syrie n'était que la tête de pont, ceci est expliqué dans le rapport de la CIA de 2004 que vous pouvez
trouver en poche facilement, il est présenté par alexandre Adler, le néo-conservateur.



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