Michel Onfray

Michel Onfray

Penseur médiatique . En tant que philsophe il n'est ni nietzschéen (il semble l'avoir peu lu comme il le concède à Tariq Ramadan) ni épicurien, puisqu'il est un voluptueux inquiet, stade du nihilisme que combattait Epicure.

Parcours

Nous avons tenter d'un

Propos islamophobes et prolepenistes

« Le 15 novembre 2013, sur un plateau de télévision, le philosophe Michel Onfray expliquait, devant des interlocuteurs éberlués, qu’il voyait, d’ici cinquante années, la France et l’Europe sous domination musulmane, à cause de l’immigration et de la démographie. » nous dit Pierre Cassen*.
« Il faudrait déjà s’entendre sur cette idée de migrants, d’émigrants, d’immigrés. Vous avez vu qu’on n’utilise plus le mot « immigrés », on ne parle plus d’immigration, on parle de migration, et puis maintenant on parle de réfugiés. De toute façon, en France, c’est interdit de penser cette question-là… Il faudrait déjà commencer par penser cette question des immigrations. Quand on dit : « oui, mais, regardez, on a accueilli les Polonais, les Espagnols, les Portugais »… Oui, mais c’était dans un même espace qu’était l’espace judéo-chrétien ! » à LCI le 8 septembre 2015
 Vitupère « les vieilles scies militantes d’hier et d’avant-hier : cosmopolitisme des citoyens du monde, fraternité universelle, abolition des classes et des races, disparition du travail et du salariat, suppression du capitalisme, pulvérisation de toutes les aliénations, égalitarisme radical » Déclare « Si la gauche était moins conne, elle aurait le discours de Marine Le Pen sur la laïcité ». Estime aux détours de certains entretiens que
« Marine Le Pen a raison ».

Nous vous renvoyons aussi à notre article Michel Onfray est islamophobe.

Propos islamophobes et prolepenistes

VIKING & JUIF, DONC FRANÇAIS -

C’est entendu, les races n’existent plus. La preuve, le jeudi 16 mai 2013, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot « race » de la législation française. François Hollande s’était engagé pendant la campagne présidentielle à supprimer ce terme de la Constitution. Voilà au moins une promesse tenue. La même docte assemblée devrait interdire aussi les mots « cancer », « guerre », « meurtre », « crime » afin d’obtenir que les choses ainsi nommées s’en trouvent également interdites. Pour quelques cerveaux fantasques, le réel devrait obéir aux mots. Hélas, pour un cerveau normal, ce sont les mots qui obéissent au réel. Ça n’est pas la race qui fait le raciste et c’est le raciste qu’il faut combattre, pas la race.

Mais voilà qu’en Normandie l’université de Leicester, en Angleterre, et le Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales de l’université de Caen, recherchent des habitants de la Manche ayant un patronyme nordique, et des habitants du Nord-Cotentin, dont les quatre grands-parents sont nés et vivent ou ont vécu dans un périmètre de 50 km autour de leur lieu de vie actuel… Il s’agit, par un prélèvement d’ADN, d’examiner les marqueurs génétiques pour découvrir les origines de la colonisation et du peuplement de cette partie de la Normandie aux IXe et Xe siècles. Autrement dit : isoler le sang viking.

J’interroge un ami bordelais qui dirige un laboratoire de recherche d’ADN. Qu’en pense-t-il ? Il me confirme qu’on peut, effectivement, via l’ADN, savoir si l’on a du sang viking, bien sûr, mais également toute autre trace d’une autre origine. Ainsi, on peut déterminer si l’on a du sang Juif, s’il est ashkénaze ou séfarade, et en quelle proportion ! Des Juifs intégristes y recourent même pour certifier, comment dire ? la pureté de leur race

[...) Moi qui suis viking par mon père et probablement Juif par ma mère, j’aime pouvoir dire que l’ADN prouve que la France est faite de sangs mêlés. Il ne faut pas avoir peur du réel. Car c’est quand on dit qu’il n’existe pas qu’il nous mord la main. (0)

Avis

Gilles-William Goldnadel : « Je ne suis pas loin de parier qu'Onfray va réfléchir à sa localisation géopolitique. Il mérite mieux. » (1) Goldnadel, « Onfray et la bêtise de la gauche », FigaroVox, 15 septembre 2014.

Julien Rochedy (ancien président du Front National de la Jeunesse) : « D'abord, Michel, permets moi d'être franchement familier. C'est qu'on a quelques amis en commun, et c'est surtout que tu fais, somme toute, un peu parti de ma famille. Voilà des années et des années que tes livres traînent sur la table du salon de mon père. Je crois les avoir tous vu passer, au moins depuis La politique du rebelle. Je ne compte pas les fois où l'on parla de toi au repas ; moi t'enfonçant, mon père te défendant, toi dont le parcours ressemble au sien, comme il ressemble à tant d'hommes de ta génération (ce qui explique une partie de ton succès). Jeune provincial éduqué à l'ancienne chez les bonnes sœurs et jeté d'un coup, à l'âge d'homme, dans le post-modernisme et ses valeurs hédonistes : un grand classique, presque un poncif générationnel. [...] Puis tu as évolué. Ça m'a un peu surpris, mais, très vite, j'ai été plutôt surpris de ma propre surprise, car j'aurais du deviner. Un nietzschéen obligé de frayer avec le Paris mondain, ça ne peut donner qu'un réactionnaire. Un jour ou l'autre, ça devait arriver. J'aurais du y penser. Du coup, je t'ai même rendu hommage sur mon blog (http://www.rochedy.fr/2015/04/michel-onfray-encore-un-effort.html). Je louais tes changements soudains de points de vue»

Julien Rochedy (article sus-mentionné) : « La lecture, ceci dit, du Désir d'être un volcan, aurait du me mettre la puce à l'oreille. Entre le rapport d'Onfray à son père, à la terre et à De Gaulle, j'aurais du me dire que cet artisan de la philosophie, qui se croit de gauche, avait toutefois une belle marge de progression. [...] Tout ceci est signé. Je le répète : sans s'en rendre forcément compte, Onfray s'est rapproché de la pensée traditionaliste, dont on peut dire qu'elle est une pensée de droite, même si celle-ci est fort éloignée de la droite libérale actuelle. »

Boris Le Lay - catholique, raciste et nationaliste breton : « L’action d’un Michel Onfray à gauche est très intéressante et très importante puisque finalement c’est un allié objectif qui va contribuer à cet écroulement de la gauche, et nous en avons besoin,  parce que notre objectif fondamental est bien évidemment de détruire la gauche. C’est la base essentielle : détruire la religion du progrès, la religion du collectivisme et de l’égalitarisme, de l’universalisme. Et plus nous verrons les fractions internes à la gauche rentrer en crise du fait des contradictions internes qu’elles rencontrent, mieux ça vaudra. Et ça nous donnera de plus en plus de dynamique, d’autant que Michel Onfray valide un certain nombre de théories présentes dans les cercles identitaires, dans les cercles révolutionnaires conservateurs, dans les cercles traditionalistes ou nationalistes. La critique de l’islam qu’il fait évidemment fait notre jeu et de tout cela nous pouvons également faire notre miel, c’est très positif. Donc, Michel Onfray doit continuer son travail de destruction de la gauche, ça nous va très bien. » (3)

Eric Fassin (Le Nouvel Observateur) : « Face à Eric Besson, Michel Onfray avait le beau rôle, celui qui soutient les opprimés. Las, Houria Bouteldja a gâché ce plaisir. Certes, le baiser à Besson ne peut être qu’une plaisanterie: qui douterait de leur hétérosexualité? Mais la complicité virile, aux dépens de l’ingrate Indigène, masque une autre connivence: la jouissance de la trahison. Ce n’est pas un hasard si c’est au Judas du PS que le philosophe promet un baiser: c’est l’annonce de ses revirements à venir. Le premier avait lâché les siens parce qu’ils n’ont pas reconnu ses mérites; le second renie sa solidarité avec les «damnés de la terre» qui oublient d’être reconnaissants. Deux formes d’une même politique du ressentiment qui menace aussi la gauche. Michel Onfray en est le symptôme, en même temps que la voix. » (4) « Et si son renversement politique s’était joué précisément dans la suite de cette soirée télévisée de 2009 ? » (4)

Propos défendant la différence entre les races
 

 

 

Michel Onfray

http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151002.OBS6956/le-jour-ou-michel-onfray-a-bascule.html

Test pour savoir votre niveau extrême-droitier
Michel Onfray rejoint sept caractériques parmi les neuf du discours de l'extrême droite telles que les énonce l'historien Michel Winock

  •     la haine du présent, considéré comme une période de décadence (ce qui explique qu'il ne fasse pas d'enfant);
  •     la nostalgie d'un âge d’or ;
  •     l'éloge de l'immobilité, conséquence du refus du changement (la ruralité et l'axe cosmique) ;
  •     la nostalgie du sacré, qu'il soit religieux ou moral (la morale gaulliste et géorgique de son père);
  •     la peur du métissage génétique et de l’effondrement démographique (sa peur de l'invasion musulmane cité plus haut);
  •     la censure des mœurs, notamment la liberté sexuelle et l'homosexualité (voir sa préface au livre de Robert Misrahi);
  •     l'anti-intellectualisme, les intellectuels n’ayant aucun contact avec le monde réel (attaque récurrente chez lui).

Les deux caractéristiques auxquelles il ne répond pas :

  •     l'anti-individualisme, conséquence des libertés individuelles et du suffrage universel (il pense au contraire que le surhomme est un individu, ce qui est un contre-sens sur Nietzsche);
  •     l'apologie des sociétés élitaires, l'absence d’élites étant considérée comme une décadence (il se dit au contraire populiste au sens fiers du terme).

Sources

(0) La chronique mensuelle de Michel Onfray, n°122, juillet 2015.

(1) Goldnadel, « Onfray et la bêtise de la gauche », FigaroVox, 15 septembre 2014.

(2) Article sur le blog de Julien Rochedy dont vous n'aurez pas ici l'adresse pour des questions de référencement, aux dates du 14 avril 2015 et du 22 juin 2015.

(4) Boris Le Lay à la 31'55" de la vidéo Valls, Onfray et le FN ou l'implosion de la gauche.

(5) Eric Fassin, « Le jour où Michel Onfray a basculé », Le Nouvel Observateur (Bilioobs), 2 octobre 2015.

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