4. De la sagesse

Cette rubrique est en cours de façonnement mais voici quelque élément. Il faut bien voir que la puissance du sage n'arien à voir avec la vérité du philosophe. Le premier produit un discours énigmatique aux yeux du second, car le philosophe a besoin pour produire son discours du commun (koinos) à besoin d'un communauté : ce que l'on appellera l'école philosophique mais qui est une forme de regroupement pour décadents. L’homme de connaissance qui a besoin d’une institution pour survivre n’est pas le sage qui admet plus frontalement l’épreuve de la vie plutôt que la promotion dans l’institution.


Quelques articles
S'exercer en toute sagesse (voir ci-dessous)
Le discours du sage (article non saisi)
L'éloge du sage (article non saisi)
Thalès vu pas Spinoza
Par-delà les systèmes clos et ouverts, transcendance et immanence
"A la tombée de la nuit l'oiseau de sagesse étend son vol" (article à venir)


Notion connexe ; l'énigmatique

 

 

S’exercer en toute sagesse.

 

 

Comme nous allons le voir avec Aristote ce n’est pas l’action qui serait combative et l’opération qui serait chimérique, Si toute procédure ou opération est idéale, comme cela saute aux yeux dans les faits, l’action, elle aussi peut être tournée vers un bien comme chez les épuisés du système — qui ne sont pas les fatigués. Ce qui fera que l’on parle d’action, c’est la part d’aléatoire et d’imprévisible à laquelle est confronté. Non c’est l’exercice, c’est ce qui rompt avec cette donnée chimérique pour passer au combat c’est-à-dire ce qui conduit à la dimension impersonnelle. On retrouve cela c’est Nietzsche dès le début quand il écrivit Naissance de la Tragédie quand il était ambulancier pendant la guerre de 1870, il fut confronter à la dimension impersonnelle propre à la guerre. L’exercice est cette affirmation de la vitalité intérieure comme on la retrouve chez Nietzsche, Bergson, Sartre ou Foucault, par-delà les systèmes que l’on a cherchés à greffer sur cette énergie intérieure, en deçà du discours philosophique construit avec la rigueur d’une méthode. L’exercice n’est pas l’ascèse. L’exercice n’est pas la mise en pratique d’une théorie. Si exercer c’est mettre en mouvement ce qui a était mis à l’écart à l’intérieure une forteresse (Arx) — comme on le retrouve par étymologie ex-Arx-er et comme le souligne Mr Loraux — l’exercice correspond à un haut degré de sagesse où la pensée et l’action s’alimente l’une l’autre. On retrouve cela tant chez Bergson avec son « Pensée l’action et agir la pensée » que de manière lus explicite chez Goethe :  

« Penser et agir, agir et penser, c’est la somme de toute sagesse […] L’un et l’autre doivent éternellement alterner leur effet dans la vie comme l’aspiration et est l’expiration. Il faut soumettre l’action à l’épreuve de la pensée et la pensée à l’épreuve de l’action » Goethe, Les années de Voyage, II, 9

L’exercice qui n’a rien de spirituel sinon de tracer le parcours en sagesse, d’indiquer la direction propre à l’effort et à la tâche du sage. Ce n’est en rien une ascèse, ce ne sont pas la concentration de l’intellect et rigueur d’une méthode mais avant tout des exercices de joie loin des lectures d’auteurs qui implicitement font une méditation sur ce qui les angoisse et les terrifient : ils se font une certaine idée de l’inéluctable, creusent les absences plutôt que de savoir rebondir sur les péripéties de la vie. Si une dimension du travail demeure, celle-ci doit être libre et se concentrer sur la force vitale, partir des enthousiasmes pour les mener le plus loin possible.

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