Renaud Camus

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Renaud Camus

Renaud Camus

Ecrivain d'extrême droite.

 

Parcours
Renaud Camus est « proche de la galaxie chevènementiste à travers le Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste (CERES) pendant les années 1970 » (0). Président du parti de l’In-nocence. Théoricien du grand remplacement. Rédacteur de la Revue L'in-nocent, « La Revue de la croissance & du développement durable », « La Revue de la néo-ruralité ».

Fonde le NON au changement de peuple et de civilisation (NCPC) en septembre 2013. L'annonce est faite sur Boulevard Voltaire de Robert Ménard et Dominique Jamet (1). Est aidé dans cette maturation par Paul-Marie Coûteaux.

Fait

En mars 2012, appelle à voter pour Marine Le Pen (2), « dont il respecte d’autre part le courage, l'intelligence et la détermination. (3) »

 

Le 31 mai 2013, rend hommage dans le « Discours de Notre-Dame » à Dominique Venner, théoricien d'extrême droite, suicidé le 21 mai, publié le 5 juin 2013, sur le site Riposte laïque de Pierre Cassen (4) ; y rappelle notamment que Dominique Venner a cité son concept de grand remplacement dans ses écrits testamentaires.

En, est condamné par la 17e chambre du tribunal correctionnel pour des propos islamophobes prononcés le lors des Assises internationales sur l'islamisation, à Paris.

Propos
« Les collaborateurs juifs du Panorama de France Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. (5) » Il fut soutenu, entre autres, par Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy dns la polémique initiée par Eric Weitzmann.

Avis
Benoît Peeters : « [...] l’histoire de Renaud Camus et de sa dérive graduelle vers l’extrême droite m’apparaît exemplaire. C’est comme une fable sur l’ironie, se retournant contre son auteur. Renaud Camus avait été très proche de Roland Barthes, lequel avait évoqué l’idée d’une science des degrés du discours, qu’il proposait d’appeler la bathmologie. En 1980, Renaud Camus a développé cette idée dans un remarquable petit livre, Buena Vista Park. […] Pourtant, quel que soit le degré de raffinement de l’interprétation, il vient un moment où il faut choisir, c’est-à-dire agir concrètement de telle ou telle façon. À cet égard, rien n’est moins bathmologique qu’un bulletin de vote. Quand Renaud Camus décide de soutenir Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2012, quelle que soit la signification éventuellement sophistiquée qu’il prête à ce choix, au bout du compte, c’est bien Marine Le Pen et le Front national qu’il rejoint. Ni plus ni moins. Or, il me semble que le détachement un peu dandy auquel peut conduire cette fascination pour les degrés du discours – tous finissant par se neutraliser – a pu préparer la dérive politique de Renaud Camus. En écrivant que « la bathmologie est un chemin de non-retour », il ne croyait sans doute pas si bien dire. Virtuose des nuances du langage, l’auteur de La Campagne de France a oublié une vérité très simple : on ne vote pas au deuxième ou au troisième degré. L’engagement politique ne peut être mis entre guillemets. […] Le faire est plus fort que le dire. Sous l’Occupation, on n’était pas collaborateur ou résistant au deuxième ou au troisième degré. » (6)

Sources

(0) Joseph Confavreux et Marine Turchi, « Aux sources de la nouvelle pensée unique: enquête sur les néorépublicains », Revue du Crieur, no 2,‎

(1) Renaud Camus, « Non au Changement de Peuple et de Civilisation ! », Boulevard Voltaire, 11 septembre 2013.

(2) Communiqué n° 1360 : Sur la campagne présidentielle du Parti de l’In-nocence, mercredi 21 mars 2012. Il se justifie dans (3).

(3)  Renaud Camus, « Nous refusons de changer de civilisation », le monde, 19 avril 2012.

(4) « Hommage de Renaud Camus à Dominique Venner », Riposte laïque, 5 juin 2013.

(5) Renaud Camus, La Campagne de France, 2014.

(6) Benoît Peeters, « L'acharnement ironique », Esprit, 2013/5 (mai), pp. 57-58, DOI:10.3917/espri.1305.0051.


 

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