La Philosophie à Paris

HISTOIRE / L'arbre de Goethe, un symbole détruit "par" les nazis

16 Juillet 2007, 00:07am

Publié par Anthony

Die Goethe-Eiche, traduit littéralement "le chêne de Goethe", est LE symbole du camp de concentration de Buchenwald et on ne trouve guère de récits ou de descriptions sur ce camp dans lesquels cet arbre n'ait pas sa place(Interview Bartimes). Il peut sembler étrange qu'on parle autant d'un arbre dans le contexte d'un camp de concentration, mais celui qui ne connaît qu'un tant soit peu l'univers concentrationnaire aura vite fait de comprendre pourquoi cet arbre, au nom si éloquent, est devenu le symbole de la perversité nazie. Le camp de Buchenwald est situé sur l'Ettersberg, à huit kilomètres de Weimar qui fut un des hauts-lieux du classicisme allemand et qui comptait parmi ses habitants Schiller et Goethe. La légende de Weimar disait que Goethe avait l'habitude d'aller se promener, en compagnie de son secrétaire Eckermann, sur l'Ettersberg et que c'était justement sous ce chêne, qui se trouve maintenant dans l'enceinte du camp de concentration, qu'ils se reposaient et qu'ils discutaient. Il paraît même que les initiales gravées dans l'écorce de l'arbre étaient encore visibles en haut du tronc (vu que l'arbre était encore jeune à l'époque de Goethe) à l'époque du camp.


C'est donc par ce triste contraste, le fait que l'arbre qui abritait des discussions philosophiques marquées par l'humanisme allemand, la tolérance et le raffinement intellectuel, se trouvait maintenant au sein d'un univers absurde, autoritaire et violent où toutes les valeurs humaines étaient piétinées, que cet arbre est devenu le symbole du camp de Buchenwald. Dans le même contexte, les détenus restaient souvent perplexes en constatant l'amour maladif des nazis pour l'ordre, la musique et la peinture classiques d'une part et leur brutalité sanguinaire envers les détenus d'autre part. Mais cette valeur symbolique se trouve encore amplifiée par un autre aspect, notamment le caractère volontairement sadique des nazis. De très nombreux témoignages expliquent de quelle manière les S.S. inventent des supplices toujours plus dégradants et douloureux pour assassiner les prisonniers et comment ils organisaient des concours pervers dont le perdant était tué. Les prisonniers devaient également se livrer au ridicule et à l'autodérision. Ainsi les meilleurs musiciens, vêtus d'uniformes rappelant les musiciens de cirque, formaient un orchestre qui jouait pendant que les prisonniers partaient tôt le matin rejoindre leurs kommandos respectifs et pendant le retour de ceux qui avaient survécu à la dure journée de travail.(Interview Bartimes) Rien n'était laissé au hasard et tout supplice était minutieusement organisé par les nazis. Les prisonniers qui s'étaient rendu compte de ce sarcasme ne pouvaient s'empêcher de croire, même si rien ne permet de le démontrer, que les nazis avaient fait exprès de construire le camp autour de cet arbre, pour que les prisonniers aient toujours le souffle des grandes valeurs humanistes à portée de main sans jamais pouvoir les atteindre.

 

 

Pour construire le camp, il avait fallu déboiser une partie de l'Ettersberg et les nazis avaient donc bien évidemment préservé cet arbre qui se trouvait finalement sur une esplanade entre la cuisine et le magasin général du camp (Effektenkammer). C'est en août 1944, lors d'une attaque de l'aviation alliée, qu'une bombe de phosphore a été déportée par le vent et a frappé de plein fouet le chêne qui a complètement brûlé. Aujourd'hui, il ne reste plus que la souche de cet arbre.

 

             

L'arbre de Goethe forme l'élément central du récit de Quel beau dimanche!.(Lire l'article "Die Goethe-Eiche" issu du livre-souvenir «Buchenwald».)(voir séquence vidéo Arte/"Thema")

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D
<br /> L'Atélier de la création y consacre une émission en Janvier 2013:<br /> http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-le-chene-de-goethe-2013-01-10<br /> <br /> <br /> Un travail artistique antérieur autour de l'arbre, par Patricia Erbelding, fait l'objet d'une exposition à la Galerie Jacques Lévy en Juin: <br /> http://iledefrance.leguideculturel.com/V3/agenda_fiche.php?id=10990&l=29283<br /> <br /> <br />  <br />
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J
ah si pardon : Skildy explique que quand heidegger critique Hitler (en 35 il dit que hitler est un danger pour l'intelligence) c'est qu'en fait hitler n'est pas assez nazi pour lui et qu'il voudrait prendre sa place. c'est en effet la seule réponse qu'on puisse faire si on veut à tout prix que heidegger soit un nazi. il faut juste ne pas avoir peur du ridiule (maisils ne sont plus à ça prêt).
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J
Heidegger contre le nazisme :http://www.paris4philo.org/article-10504198.html
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J
Je considère avoir été absolument objectif dans mon travail sur heidegger, comme un juge dans un procès. je n'ai fait que citer les textes et les livres d'histoire. toutes les rumeurs lancées par faye sont apparues mensongères. heidegger n'a pas adhéré une seule seconde à l'idéologie nazie (il faut être sacrément con pour ça, en plus d'être criminel). mieux : il l'a combattue et a permis à des gens d'entendre une parole critique, ce qui dans un régime totalitaire est énorme. sa philosophie, on en pense ce qu'on veut. libre à quiconque de critiquer. mais accuser quelqu'un de nazisme, c'est très grave, encore plus grave que violeur d'enfant (à mon sens en tout cas) et il ne faut donc pas le faire à la légère. c'est tout : j'ai juste voulu rendre justice et dire la vérité. j'estime que c'est fait et je n'ai vu personne encore venir contredire mes arguments (forcément puisque ce ne sont pas des arguments en fait mais des textes historiques).
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A
Je ne sais pas si j'ai été clair dans ma réponse. Mais tu ne sembles pas toi-même, cher JP, avoir de distance critique vis-à-vis de la pensée de Heidegger, dans ce qu'elle avait de prisonnire de la métaphysiqe à la fin de sa vie (voir le film La Question de l'Être chez paris4philo, 7ème partie) il dira préparer une pensée, cette pesée que l'on a jamais mis en oeuvre (Sauf chez Spinoza et Nietzsche à vrai dire) et qu'il lui semblait qu'il fallit dsormais renocer au jargon de ses débuts. Il aurait été plus perspicaces dès le débuts peut-être ne se serait-il pas tourner vers le nazisme, peut-petre aurait-il été moins opportuniste (dans un sens statique, d'homme souabe aimant les clarières tranquilles et les niches philosophiques plus que de rencontre avec ceux mruqe une vie, qui fait évènement).La question de l'Être est une niche spéculative dans laquelle Heidegger est indétronable et une impasse métaphysique. Dès qu'on aborde là question de l'Etre il y a comme de la charlatannerie qui surgit de le discours car l'on veut donner trop de sens et de serieux au verbe être : on aggrave les problèmes au lieu de les dissoudre (c'est la catégorie des faux-problèmes philosophiques qui sont éternels n'ont pas qu'importants mais parce que volontairement insolubles ou ineptes, celui qui les reprend à trouver un filon où il emmerde tout le monde au fond). Tous ceux qui ont posé la question de l'être ont reproduit cette charlatannerie, Badiou avec son Etre et Temps (l'impasse de sa démarche qu'il nomme inhumanité et dont il sait qu'elle sera à terme dépassée, on peut admirer sa propre vision (auto-)critique à la fin du Siècle), mais aussi Deleuze dans ses faiblesse, même s'il a plus parler de ce qui dépassessait très justement l'être et n'était pas conditionner parce que jusqu'alors nous (notre pensée, notre époqe, notre civilisation) étions capble de penser : on peut appeler ca l'Evénènement, c'est à dire ce qui ne peut se dire en terme clair et distinct parce qu'il est avant tout vécu tacite ou "énoncé" au-delà de l'enchainement des propositions pour reprendre Foucault. Cela touche aux dimensions instinctives (énoncé=inconscient) et dionysiaques (pour varier les termes). L'énocé est l'inconsicent si on en reste aux thèses deleuzo-guattariennes des années 70, c'est-à-dire au matériau que Deleuze, Foucault, Blanchot et Gauttari voulait faire remonter à la surface. L'inconscient n'est plus alors freudien, ni même cognitif (comme on aime à le découper si facilement), il produit des évènements singuliers plus que des choses figées ou des fantasmes sur un Etre manquant.Est-ce un hasard si l'Etre vient toujours à manquer ce que remarque Heidegger, ce que d'autres diront, en assumant moyennement leur charlatanerie, comme l'Etre est vide, car on s'évertue enocre à employer le terme, comme s'il y avait une question fondamentale derrière alors que précisément pour reprendre les textes de Negri (voir précédnet article dans la revue de presse), nous l'avons dépasser en mai 68, il y a eu évènement dans une pensée qui envahissait la scène politique, c'est-à-dire décharge d'énergie que l'on ne peut que difficilement rendre par les mot mais qui à trverser les corps. Il ne s'agit pas de faire de l'idéalisme à propos de Mai 68, mais quelques chose a agité les gens mais surtout à marquer certains penseurs qui se sont retrouver à penser d'une manière différente que celle qui pose la question de l'être, il croyaient tout de même encore à la métaphyique et à la théorie même s'il la défissaient autrement (on pourait parler d'ontologie mais précisément ce n'est pas ce qui a fait date). Dépassement de la question de l'Etre qui d'ailleurs était déjà posé explicitement par Bergson et Nietzsche. Il y a plusieurs type de nihilisme et Heidegger n'a pas vu en en dénonçant un qu'il était pris dans un autre dont le symptôe encore une fois est la déréliction inhérente à Etre et Temps.
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J
Je suis désolé aussi d'avoir pu laisser entendre que seule Arendt aurait parlé d'Auschwitz et pas Heidegger.Je ne sais pas d'où sort cette rumeur selon laquelle il se serait tu. Heidegger est celui qui a dénoncé le plus violemment les camps d'extermination en parlant de"fabrication de cadavres dans les chambres à gaz", ce qui est la description-résumé la plus horrible de Auschwitz que je connaisse. C'est donc lui qui a dénoncé le plus directement l'horreur, pas Arendt. Arendt s'est contentée de développer ces remarques horrifiées de Heidegger, qui sont - selon elle - les plus lucides qu'on ait jamais faites sur ce sujet. Heidegger est le penseur le plus anti-nazi que je connaisse et c'est l'un de ces hasards ironiques de l'histoire qu'il ait pu se faire avoir par Hitler.
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J
j'avoue que même si je ne me faisais pas beaucoup d'illusions je suis attristé par un titre comme "Heidegger était nazi" qui ignore superbement tout ce que j'ai essayé d'expliquer ces derniers mois, à savoir que nazi est la pire insulte qui soit et qu'il faut l'employer avec parcimonie. ne pourriez-vous modifier un tout petit peu le titre de l'article (par ex : "Heidegger crétin"), qui par ailleurs m'a intéressé et m'a appris un épisode de la guerre que je ne connaissais pas? Heidegger comme j'ai essayé de le montrer ne s'est jamais compromis avec le nazisme.c'est-à-dire avec l'antisémitisme, le biologisme etc. au contraire. Il croyait comme la majorité des gens - stupidement mais sincèrement - que Hitler était à la fois un socialiste et un pacifiste. C'est pourquoi il s'est expliqué sur son erreur après la guerre ("Dummheit" résume bien) mais ne s'est jamais excusé publiquement de quoi que ce soit, et il a bien fait : il n'avait pas à le faire puisqu'il n'avait rien fait ni pensé de mal, et qu'il s'était même par la parole opposé au régime lors de ses cours. De toute façon comme dit Arendt dans "Responsabilité et jugement" le peuple allemand n'a pas à endosser la responsabilité à la place des nazis véritables. Les allemands ont déjà assez honte comme ça. J'ai des amis allemands et je peux vous assurer qu'ils en ont gros sur la conscience et que ça fait peine à voir. Heidegger aussi (en pire bien sûr), même s'il ne s'en est pas vanté, ce qui aurait été d'assez mauvais goût. Mais les vrais nazis, eux, rappelle Arendt, n'ont jamais eu de problèmes de conscience.Enfin l'idée même de "compromis temporaire" me paraît spécieuse : un compromis avec le nazisme, avec le mal absolu, c'est forcément définitif. C'est le genre de position "poire coupée en deux" qui à mon sens nuit le plus au débat - et c'est celle de la plupart des profs de la sorbonne : heidegger a été un peu nazi, mais ce n'est pas grave. Pour moi c'est grave !  Faye a beau jeu ensuite de dire qu'on est nazi jusqu'à la moelle par définition. Il n'a fait qu'exploiter la brêche ouverte par ces soi-disant philosophes qui ne sont même pas capables de comprendre une tautologie comme nazisme = mal absolu. J'ai peur qu'il faille choisir son camp : ou bien Heidegger a été nazi et on aurait dû le pendre (position Skildy, qui a sa logique - irréprochable à mon sens, je suis moi aussi pour la pendaison des nazis), ou bien il a été très bête en 33 comme beaucoup d'autres et ensuite assez courageux pour se rattraper (position Fédier, proche de la réalité historique c'est-à-dire du contexte, des cours publiés et par dessus tout des témoignages).jp
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A
Heidegger est un opportuniste né !Ceci est tiré d'un entretien à plusieurs notamment. Il est impossible de dire que Heidegger n'est pas à un moment donné adhérer aux thèses nazis ou qu'il n'avait pas pris sa carte au parti. Dire qu'il était fondammentalement nazi c'est un peu gros, mais toute sa pensée à croute perspective ne fait que dénoter son opportunisme politique et universitaire. Nous reprenons quelques échange entre des spécialiste de la pensée de Heidegger (Lacoue-Labathe et Faye entrecoupé par l'animateur de l'entretien)Heidegger "suit de très prêt l'actualité, il suit de la progression de la guerre. C'est un opportuniste né." Philippe Lacoue-Bathe. C'est assez dur à retranscrie car Faye, Lacoue-Labarthe et l'animateur se coupe pas mal. Mais ils parlent notamment du revirement stratégique des intellectuels quand ils voient que le front russe résiste "Très rapidement, c'est très intéressant, là on voit le changement de discours [chez Heidegger] ... Au tome 90 de l'oeuvre compllète, Heidegger dit on rentre dans les zones de décision et visiblement c'est la geurre mondiale qui va être la décision, or en 45, en juin 45 le discours change complètement et que dit Heidegger : "les guerres ne sont pas en mesure de décides des destins, même les gueres mondiale ne sont pas capables" et ça on aurait souhaité u'ille dise dès juni 1940 au moment où au contraire à la fin de son cours sur le nihilmsie europépéen, il faisait l'exhaltation de la motorisation de Weirmacht "alors là, ça,là, il y a des questions qui se posent..."L'animateur ajoute une citation de Heidegger qu'avait relevé Faye : L'animeur dit alors citons juin "Losque l'avion conduit le Fürher de Munich à Venise jusqu'à Mussolini alors advient l'histoire." "C'est accablant'' l'animateur. "Ca ne dédouane pas Heidegger" Faye "'Ca ne dédouane absolument pas Heidegger.. mais posons nous la question de ce qu'on fait les philosophes, les intellectuels pendant la période ditte des totalitarisme .. Il y a eu des résistants, bien sûr, il y en a eu d'autres qui ont accompagné le mouvement, esayons d'analyser" Lacoue-Labarthe.L'animateur "Vous faite partie de ceux qui ont pris des distances notoires avec la pensée politique, ... ... ...". Lacoue-Labarthe embraye "Si je peux être net, à la limite grossier ...c'est de la bêtise, c'est de la cécité politique, c'est inadmissible [nous avons censuré en fait]. C'est un type très faible, j'imagine, très faible comme ça. Voyons comment un type dont la pensée est de cette dimension est capable de sortir des bêtises de ce type. de "Grosse Dubie" "Grosse bêtise" ... Vous les citez Emanuel Faye. Ca n'invalde pas ce qu'il a de pensée chez Heidegger..." Je coupe la phrase qui suit. Plus loin, Il fait remarquer que Heidegger a publié de son vivant ses textes les plus hitlériens de 1933-1934 sans avertissment et que des étudiants reprennent dans leur thèse sans le savoir "Il n'y a aucun déni, Il n'y a aucune prise de distance de sa part" ajouté Faye. Lacoue-Labarthe a la particularité de dissocier les options politiques de Heidegger de la pensée de celui-ci dont on pourra dire qu'après 1964 et sa conférence sur la fin de la métaphysique qu'elle est un repentir vis-à-bis de la question métaphysique de l'Etre, Heidegger sachant bien que Etre et Temps était son grand livre puisqu'il en posera un exemplaire sur la dépouille de sa mère défunte.c'est pour dire que la dite question de l'Etre est toujours dans l'optique oppportuniste de Heidegger au sens où il en fait une niche philosophique, une question sérieuse trop sérieuse qu'elle mérite toute une vie. Cette question de l'être induit tout une posture de domination, de dissuasion vis-à-vis du lecteur, savoir que l'on peut devenir indépendamment de toute question trop sérieuse, que l'on peut se régénéré c'est , Heidegger parlera à ce sujet d'oubli de l'Etre et quant à sa démarche de vérité, aléthia (réminsicence, Le léthée étant l'oubli). Lisez Être et temps et essayer des comprendre les évènement qui vous entoure, vous demeurez au contraire pris dans l propre déréliction de Heidegger, (mais je me répète). C'est cete distance critique qui me semble-t-il il faut avoir car parler de l'Etre induit tout une conception du monde, notamment de légitimer la hiérarchie et le le conservatisme, dont il est indéniable qu'ils existe et existeront toujrs mais qu'ils ne sont pas le tout de . Heidegger a coupé trop court comme le fait remarquer Deleuze dans son Foucault.L'entretien en son entierhttp://ensanancy.typepad.com/lelaborynthe/files/philippe_lacouelabarthe.mp3http://skildy.blog.lemonde.fr/2007/01/30/en-hommage-a-philippe-lacoue-labarthe-emission-radiophonique/
O
Le rapport avec Heidegger vient de ce que les nazis étaient, nous dit-on, d'un point de vue esthétique, des classiques et qu'un lecteur de Nietzsche sait que la tragédie sophocléenne est le masque d'un sacrifice humain, ramené à sa dimension « symbolique ».
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A
C'est par rapport aux posts de JP sur paris4philo.org, quand il cherche à dédouaner Heidegger, il faudrait alors aussi dédouaner goethe de la sympathie que les SS portaient pour son arbre ? On en arriverait à des raisonnment tarabiscotés.J'aurai bien monter une pièce sur l'arbre de Goethe, la thématique de l'arbre étant présente chez Beckett (En attendant Godot) ou Giono (L'homme qui plantaient des arbres). C'est un peu comme si par cette tragédies les SS nous avaient déracinés, nous avaient pousser au déracinement par rapport au Bien et à la raison systématique :).
R
Et bien, on en apprend des choses ...Au fait, le rapport avec Heidegger ... ?
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A
C'est un pied de nez au post de JP sur votre blog. C'était à Heidegger de se justifier de son vivant, il ne l'a pas fait. Ce n'est pas Arendt parlant d'Auschwitz à partir d'Heidegger de réussir cela. Ienocre un fois il y a une compromission.Si je mets heidegger était nazi, c'est irréfutable mais dans un laps de Temps très court. C'est comme une personne qui prend sa carte au PC, PS, Modem ou UMP, on dira qu'il est communiste, socialiste, centriste, etc. Reste l'entrisme comme peuvent le justifier les trotskystes mais il n'y a personne pour assurer la corde de rappel de Heidegger. Il avait à travers son obsession du grand oeuvre le même attrait que pouvait avoir Le Corbusier pour la manière dont Hitler imposait les choses et rendaient possible de grandes oevures 'via son architecte Adolf Speer qui fut celui qui mit en place l'infrastructure des camps et  des usines d'armement (où travaillaient les commandos de déportés), les camps d'extermination étant laissés aux SS têtes de mort). Le film sur les derniers jour d'Hitler à Berlin parle très bien de Speer, de sa manière de se défausser, même quand Hitler voulu emporter la grandeur de l'Allemagne avec lui en voulant tout détruit. Speer donna des contre-ordres. Mais reveons à Heidegger.Heidegger a fricoté avec le nazisme sans réellement introduire le nazisme dans la philosophie je te rassure. A parler d'introduction du nazisme dans la philosophie, ce serait toujours considéré la philosophie comme un dedans avec ses privilèges et sa posture de surplomb (elle reste oeuvre de synthèse mais rien de plus).PEUT-IL Y AVOIR COMPROMISSION DE GOETHE OU DE NIETZSCHE AVEC LE NAZISME, PARCE QUE LES NAZIS AURAIENT AFFICHER LEUR SYMPATHIE RETRO-ACTIVEMENT POUR SES AUTEURS. PEUT-ON DEDOUANER A POSTERIORI HEIDEGGER PAR UN TEXTE ALORS QU'IL NE L'A PAS FAIT LUI-MEME. Sa déréliction et son attrait pour le grand oevre lui mal entrevoir l'avenir, il a toutefois commencé à préparer la pensée à venir. Une manière de faire quelque chose de sa compromission avec le nazisme. L'essentiel n'est pas de commetre un crime c'est de savoir ce qu'on en fait..