335c. La grande politique.

  • Anthony Le Cazals
  • Thèse

La grande politique se joue au milieu des intérêts et des habilités, mais c’est avant tout l’affrontement des hommes supérieurs et des créateurs. Les hommes supérieurs en ramenant tout à eux se subordonnent aux créateurs, aux énergies libres et affranchies, comme Thésée vis-à-vis de Dionysos dans les fantasmagories de Nietzsche, comme l’attroupement de ratés qui se forme autour de Zarathoustra à la fin du livre IV d’Ainsi parlait Zarathoustra. À propos de la grande politique, Nietzsche parle même de guerre : J’apporte la guerre. Pas entre les peuples : je ne trouve pas de mots pour exprimer le mépris que m’inspire l’abominable politique d’intérêts des dynasties européennes. J’apporte la guerre, mais une guerre coupant droit au milieu de tous les absurdes hasards, les nations, états et races… une guerre… entre vouloir vivre et désir de vengeance… entre sincérité et sournoise dissimulation FP 25[6],1. Les hommes supérieurs, ceux que nous nommons nos décideurs ou les bourgeois, ont amené une aisance, un tel développement des forces productives qu’ils rendent l’État-nation désuet, superflu. S’ennuyant, ses serviteurs ont alors besoin de grandes choses, de conquêtes ou plus simplement d’asseoir leur pouvoir parce que spécifiquement leur petite capacité se trouve là. C’est l’ennui qui conditionne le pouvoir et empêche la puissance, la capacité autonome. Sur les rapports entre pouvoir et puissance on peut penser au livre de Toni Negri l’Anomalie Sauvage. C’est la libération de capacités et d’entreprises tant hiérarchiques qu’autonomes, qui feront que l’assistance de l’État sera moins nécessaire et que celui-ci ne fera plus qu’entretenir les réseaux. Par entreprises autonomes entendons des inscriptions de la science, de la philosophie, de l’art. Comme  entreprises hiérarchiques, on a par exemple les firmes multinationales ou le réseau des artisans. Tant qu’il y aura urgence, prise de décision, volonté de dernière minute, il y aura toujours de la hiérarchie pour faire exécuter, comme ressort moral. Et l’on peut dire qu’alors commencera l’antinomie entre l’« immoralité » des affranchis et la morale de la hiérarchie et qu’alors se jouera la Grande Politique, pour un temps très bref, mais suffisant pour amener de nouvelles valeurs.

Le seigneur du Chaos 07/03/2014 17:34

Tous les moyens sont bons pour vaincre le nihilisme; la fin justifie les moyens. Tous les moyens d'expression sont bons, tout ce qui permet d'acquerir plus de puissance est fondamentalement bon. D'ici 50 ans, s'il faut 500 ans, tous les partis seront réunis en un seul. Et cette unification de la pluralité a d'ors et déjà commencé, en cette epoque de crise oú les anciens equilibres vascillent, les anciens compromis assurant jusqu'à present la paix s'effondrent. L'avenir appartient à ceux qui auront la capacité de depasser en même temps que de representer tous les differentes particularités, identités que l'Humanité comportent.Que fut jusqu'à present la marche du nihilisme dans le monde ? La destruction de la richesse, de la pluralité, des couleurs du monde. L'avenir appartient aux philosophes.

Anthony Le Cazals 19/03/2014 00:16

Si l'avenir n'appartient qu'aux philosophes il n'ira pas bien loin, non ? notre époque encense des nihilistes, rien de mal à cela, c'est une transition.

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